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Collectif « Osez le vélo » – Quelles communes facilitent le vélo ?
La Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB) a publié la 4ème édition de son Baromètre vélo. Ce sondage national a pour objectif de donner la parole à tous, des métropoles jusqu’aux petites communes rurales, pour partager leurs ressentis sur leur quotidien à vélo. La Haute-Bigorre est classée dans ce sondage national.
Bagnères de Bigorre (Haute-Bigorre) reçoit la note E pour cette édition 2025, en amélioration, comparé aux notes G reçues en 2021 et 2019 (les notes s’échelonnent de A « commune très favorable au vélo » à G « très défavorable »). Avec 178 réponses, Bagnères bénéficie du plus fort taux de participation sur le 65, ce qui montre l’engouement des Bagnérais pour cette mobilité. La Communauté de Communes de Haute Bigorre (CCHB) a rassemblé au total 198 contributions.
Diagnostic : les routes ne sont pas sûres pour les vélos
81 % des répondants expriment la difficulté de rejoindre les communes voisines, 79 % ne se sentent pas en sécurité sur les grands axes, 72 % estiment ne pas être respectés par les automobilistes. Un des participants résumé ainsi la situation : « Les routes départementales entre les communes sont dangereuses. Il manque des alternatives pour les trajets intercommunaux ».
Besoin d’un réseau cyclable continu
Point positif sur Bagnères, les rues en sens unique ouvertes à double-sens aux vélos sont appréciées par plus de 60 % des répondants Bagnérais. Par contre, à la question « le réseau d’itinéraires cyclables me permet d’aller partout de façon rapide et directe », 88 % répondent non. Parmi les demandes les plus populaires, 90 répondants appellent à créer un réseau cyclable complet et continu, et 85 demandent des itinéraires vélos rapides et directs. Retrouvez les résultats du sondage sur osezlevelo65.wordpress.com/fub
Et sur les villages ? Gerde et Ibos plutôt bien notées, Montgaillard en bas du classement
Gerde reçoit la note C, avec une forte demande de liaisons vers les communes environnantes : « il n’a pas assez de voies cyclables. Les routes devraient être plus sécurisées, surtout pour permettre aux personnes d’aller à vélo aux écoles, espaces de sport, le marché, aux magasins ». Sur le 65, la meilleure note (B) est attribuée à Ibos. Pouzac reçoit la note E.
A l’autre extrémité du classement, Montgaillard détient une note G : « Les routes départementales RD935 et RD8 sont dangereuses avec des vitesses de 80km/h et des véhicules motorisés qui serrent les cyclistes puisque des files de voitures arrivent en face et ne laissent pas la largeur pour doubler en respectant le 1,5m demandé par le code de la route ».
Une action attendue pour sécuriser les plus vulnérables
22 réponses de non cyclistes témoignent ne pas utiliser le vélo car il n’y a pas d’aménagements. A noter : sur ces 22 non cyclistes, 18 sont des femmes. Les politiques à venir gagneront donc à rechercher les causes et à faciliter le vélo au féminin. Selon 89 % des répondants, circuler à vélo est dangereux aussi pour les enfants et les personnes âgées : « il y a encore des efforts à faire pour que nos enfants puissent circuler en sécurité à vélo »
Sur la Haute-Bigorre, les 175 cyclistes pratiquants témoignent des difficultés rencontrés sur les 12 derniers mois : 105 déplorent avoir été doublé avec une vitesse et une proximité dangereuses ; 69 renseignent un refus de priorité ou queue de poisson, 59 des violences verbales et 9 des violences physiques.
En conclusion, les répondants demandent des aménagements cyclables : « Nous sommes une destination vélo mais aucun itinéraire cyclable pour aller d’un bout à l’autre de la vallée en toute sécurité, tant pour les déplacements domicile-travail que pour les déplacements en famille ».

Illustration : la sensation de violence routière est élevée parmi les 175 cyclistes ayant répondu au sondage.