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Stand de tir fermé : l’inquiétude des policiers à quelques mois de la venue du Pape à Lourdes


Le stand de tir de la plaine Valmy à Tarbes a de nouveau fermé ses portes. Dans un communiqué de presse, le syndicat des policiers des Hautes-Pyrénées UN1TÉ 65 dénonce une situation qui, selon lui, compromet la formation et le maintien des habilitations des agents. À quelques mois de la venue du Pape à Lourdes, l’organisation syndicale interpelle l’administration et réclame une solution durable.

Le stand de tir de la plaine Valmy à Tarbes est à nouveau fermé. Selon le syndicat UN1TÉ 65, des travaux supplémentaires sont nécessaires afin d’obtenir la conformité des installations. Cette annonce intervient alors qu’une première tranche de travaux avait déjà été réalisée et entièrement financée par la municipalité de Tarbes. Malgré cet investissement, la fermeture du site est aujourd’hui actée et l’ensemble des activités liées au tir est suspendu. Pour le syndicat, cette situation illustre une  gestion insuffisamment anticipée du dossier. Dans son communiqué, l’organisation évoque un manque d’expertise et d’anticipation dans la conduite des travaux engagés.

Des conséquences directes sur la formation des policiers

Au-delà de la fermeture elle-même, c’est l’impact opérationnel qui préoccupe les représentants syndicaux. Le stand de tir constitue un outil indispensable pour assurer les séances de formation continue, les tirs obligatoires, les recyclages et le maintien des habilitations nécessaires à l’exercice de certaines missions. UN1TÉ 65 souligne que les formateurs aux techniques et à la sécurité en intervention (FTSI) vont devoir trouver des solutions afin de permettre aux agents de conserver leurs qualifications réglementaires. Le syndicat résume la situation par une équation simple : sans accès à un stand de tir, il n’est pas possible d’assurer l’entraînement et les exercices obligatoires dans des conditions normales.

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La question de l’organisation des services

Parmi les interrogations soulevées figure également celle de l’organisation pratique des entraînements. Le syndicat s’interroge notamment sur les solutions qui pourront être proposées aux policiers travaillant de nuit, souvent désignés sous le terme de « nuiteux ». Autre question posée : l’existence éventuelle d’un site alternatif dans le département ou en dehors des Hautes-Pyrénées susceptible d’accueillir les séances de tir nécessaires au maintien des compétences des agents. À ce stade, le communiqué ne précise pas quelles solutions pourraient être retenues.

Un contexte particulier avant la venue du Pape à Lourdes

Cette fermeture intervient dans un contexte jugé sensible par l’organisation syndicale. UN1TÉ 65 rappelle que la venue du Pape à Lourdes est attendue dans les prochains mois. Pour le syndicat, cet événement renforce l’importance de disposer d’outils de formation pleinement opérationnels afin d’assurer la préparation des effectifs mobilisés. L’organisation estime qu’il n’est pas possible de faire l’impasse sur les entraînements et les recyclages dans une période marquée par des enjeux importants en matière de sécurité.

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Le syndicat plaide pour un nouveau commissariat

Au-delà de la question du stand de tir, UN1TÉ 65 relance un débat plus large sur les infrastructures policières du département. Le syndicat considère que les dépenses engagées jusqu’à présent ne permettent pas de résoudre durablement les difficultés rencontrées. Selon lui, les investissements réalisés démontrent la nécessité d’engager un projet plus ambitieux. L’organisation réclame ainsi le lancement de la construction d’un nouveau commissariat, qu’elle souhaite « moderne et adapté ». À ses yeux, seule une telle réalisation permettrait de mettre fin à ce qu’elle qualifie d’« hémorragie financière ».

« L’administration doit assumer ses responsabilités »

Dans son communiqué, le syndicat conclut en appelant l’administration à prendre ses responsabilités face à cette situation. UN1TÉ 65 estime que les conséquences de ces dysfonctionnements ne doivent pas reposer sur les policiers de terrain, contraints de s’adapter aux difficultés d’organisation engendrées par la fermeture du stand. Alors que les interrogations demeurent sur les délais de remise en conformité du site et sur les solutions de remplacement qui pourraient être proposées, la fermeture du stand de tir de la plaine Valmy apparaît désormais comme un nouveau sujet de préoccupation pour les effectifs policiers du département.

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