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Tout savoir sur le moustique tigre, et apprendre à le contrer


La municipalité de Séméac a décidé de sensibiliser la population en menant du porte à porte, afin de contrer la prolifération des moustiques tigres. Cette initiative aide aussi à mieux comprendre la vie de cet insecte. Et c’est très intéressant.

« C’est un phénomène pas encore inquiétant, mais qui est à prendre en considération. » Caroline Bapt, première adjointe à Séméac, et membre du réseau des référents des espèces à enjeux pour la santé humaine, se montre sérieuse en évoquant la prolifération constatée du moustique tigre en France. Et la Bigorre n’y échappe pas. Si cet insecte migre, il peut transporter avec lui des pathologies pouvant mener à des épidémies. La dingue, le chikungunya, ou encore le zika, trois maladies principales qui mettent l’Agence régionale de santé en état d’alerte, de par des cas autochtones déjà signalés pour les deux premières. 

Goutte d’eau oubliée, moustiques invités

Ce jour-là, avec Mélina Germain, chargée de projets, et Samuel, stagiaire, étudiant en Gestion, protection de la nature, ils sont chez Jeannie Cazenave, une Séméacaise « qui est piquée de partout« , comme elle le rappelle. L’occasion, donc, dans son jardin, potentiel terrain de jeu pour les moustiques tigres, de lui faire, sans mauvais jeu de mots, une piqûre de rappel.

Du 1er mai au 30 novembre, le moustique tigre fait l’objet d’une surveillance renforcée en Occitanie comme partout en France, en raison de sa capacité à transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika (Photo Pixabay).
Un moustique tigre vit dans les 100m autour du lieu de sa naissance.

« Déjà, il faut savoir qu’il n’y a que les femmes qui piquent, ne vivant qu’un mois, mais pouvant pondre près de 1.000 œufs au cours de cette période« , avance Caroline. Mélina renchérit : « Pour qu’une femelle ponde, il faut de l’eau, car les larves ont besoin d’eau pour vivre. Une goutte d’eau, c’est potentiellement un nid à moustiques. Si l’on coupe le cycle de l’eau, la larve meurt. Autre information, un moustique tigre vit dans une zone de 100m autour de son lieu de naissance. Donc celui qui vous pique vient de chez vous, ou de chez votre voisin.« 

Éviter toutes les eaux stagnantes, même les plus petites

Ces faits posés, il est temps de donner quelques astuces pour limiter les lieux de ponte, « le tout sans jugement sur les propriétés« , complète Caroline. « Nous apportons juste de l’aide« .

Ainsi, les bonnes pratiques pour intervenir sont nombreuses : vider une fois par semaine les soucoupes remplies d’eau, sous les pots de fleurs, ne pas avoir d’eau stagnante dans des bassins ou des piscines, ranger les bâches en vrac ou détendues qui prennent la pluie, tout comme les jouets des enfants qui traînent à l’extérieur. Au potager, garder les arrosoirs retournés, et couvrir les récupérateurs d’eau. Sur les toits, nettoyer les zones d’écoulement, comme les gouttières, où peuvent se créer des barrages à cause de feuilles ou pommes de pin. Tout ça, en étant vigilant de mai à novembre.

Sable au cimetière

La municipalité fournit du sable au cimetière, afin que chaque citoyen en dispose au fond des soucoupes hébergeant les pots de fleurs. Le sable permet d’absorber l’eau, évitant qu’elle ne stagne. Les moustiques ne peuvent donc pas pondre dans ces soucoupes.



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