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L’entraîneur du TGB, François Gomez, brise le silence dans le journal l’Equipe : « On ne demande pas de faveur, juste d’être jugés honnêtement »
Le Tarbes Gespe Bigorre traverse une crise majeure. Entre inquiétudes sur l’avenir, départs de jeunes talents et menaces sur les emplois, le club féminin de basket fait face à une relégation administrative contestée. Son entraîneur, François Gomez, est monté au créneau samedi dans une interview accordée au journal l’Équipe pour défendre un projet qu’il juge solide et viable.
L’ambiance est morose au sein du Tarbes Gespe Bigorre (TGB). Mais pour autant les dirigeants ne baissent pas les bras. Ce samedi François Gomez, l’entraîneur emblématique du club, sort du silence dans une interview accordée au journal l’Equipe.
S’il ne cache pas sa « profonde inquiétude » face à la situation actuelle, il est persuadé que le club peut encore jouer au plus haut niveau de la ligue féminine la saison prochaine.
S’il est vrai que plusieurs jeunes du centre de formation ont déjà quitté le club, il met en avant dans cette interview que neuf joueuses professionnelles sont toujours sous contrat. Un signe, selon François Gomez, de leur attachement au club et de leur volonté de continuer à évoluer dans l’élite de la Boulangère Wonderligue.
Une procédure jugée injuste
François Gomez explique ensuite que le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) a récemment rendu un avis défavorable dans le cadre du processus de conciliation. Un revers, certes, mais que François Gomez relativise : « Le CNOSF n’a pas statué sur le fond, il a seulement constaté l’absence d’accord entre les parties », précise-t-il dans l’Equipe.
Il dénonce surtout l’attitude de la Fédération Française de Basket-Ball (FFBB), qu’il accuse d’être « juge et partie ». Selon lui, la FFBB aurait refusé d’examiner les nouvelles garanties financières pourtant apportées par le club.
Des comptes à jour et des partenaires engagés
François Gomez reconnaît que les premiers éléments financiers fournis contenaient des erreurs. Mais il explique que depuis, le club a rectifié le tir. Selon les pièces comptables actualisées, le TGB serait passé d’un déficit de 195 000 € à un bénéfice de 250 000 €. Un budget prévisionnel de 1,5 million d’euros a été également présenté, appuyé par des lettres d’engagement de plusieurs partenaires.
S’il admet des retards de paiement, François Gomez affirme qu’il n’existe ni dettes structurelles, ni cessation de paiement. Un point essentiel selon lui, d’autant que les contrôles ont été effectués avant la clôture de l’exercice comptable, ce qui aurait faussé l’analyse de la situation financière du club.
Un combat pour l’égalité de traitement
Au-delà des chiffres, c’est un sentiment d’injustice que partage François Gomez. Il cite notamment le cas de Chartres, intégré dans le championnat pour la saison prochaine avant même la fin de la procédure. Une différence de traitement que le technicien tarbais juge incompréhensible.
Il refuse catégoriquement une relégation en Ligue 2 : « Cette équipe a été bâtie pour jouer en élite. »
Le club, soutenu par son entraîneur, entend donc se battre « jusqu’au bout », y compris devant le tribunal administratif si nécessaire.
Une demande simple : être jugés sur pièces
François Gomez conclut par un appel au bon sens. Il ne réclame ni traitement de faveur, ni passe-droit. « Nous demandons simplement que le dossier soit ouvert, lu, et jugé sur pièces. Le club est aujourd’hui viable. » Le bras de fer avec la FFBB est loin d’être terminé.
Pascal Claverie, chef d’entreprise d’Altela : « Depuis ces derniers jours, le TGB Basket Officiel demande à ses gros partenaires de venir à sa rescousse après avoir été sacré vice-champion de France ! J’ai fait jeudi un virement très important par avance, comme un autre ancien président s’apprête à le faire, pour éviter la relégation. La réponse n’est pas encore définitive, communique le club, et les acteurs économiques doivent continuer à se mobiliser ce lundi matin pour que nos Violettes fassent une nouvelle saison en Élite ! Quoiqu’il en soit, je serai toujours au soutien de nos clubs. »