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Juillan. Raymond Huzet a mis les gaz pour faire le Tour Auto 2025
La bagnole, c’est une passion chez les Huzet, de père en fils depuis trois générations. Jean le père carrossier, Roland le frère suiveur depuis le ciel maintenant, Michaël le neveu pilote et Raymond le polyvalent sans limites. Il est mécanicien, carrossier, designer, brocanteur utile et compétiteur dans un milieu de professionnels à haut budget.
C’est à ce titre qu’il vient de participer à la 34e édition du Paris-Nice, ville d’origine de ce Tour-Auto. Ce musée éphémère roulant du 8 au 12 avril comptait 250 compétiteurs sur 2 200 km.
Passion récompensée
Raymond précise « Cette année de reprise après la covid, le Tour Auto a été fantastique. Pour moi, l’essentiel était d’arriver, peu importait le résultat. C’est fait. La BMW que j’ai mise trois ans à construire de A à Z à partir d’une carcasse a cravaché sans bafouiller sur le parcours. »
Depuis 8 ans, Raymond est dans le circuit des spécialistes passionnés de voitures de collection qu’ils font circuler sur les routes. « J’y suis en tant que mécano, pilote et co-pilote. On est 800 mecs. On dort et on mange dans des restaurants 10 étoiles, on ne parle pas d’argent. C’est l’affaire des coureurs. À moi, c’est la course, les rencontres et les moments de rêve qui m’intéressent, pas les chichis. Au petit Huzet de Juillan, les conducteurs des camions qui convoient des centaines de milliers d’euros, les coureurs à l’affiche mondiale viennent dire bonjour. Entre mécaniciens et monteurs on se donne un coup de main, un tuyau, une pièce détachée. J’échange celles qui ne servent pas à la compétition. Pour avoir le budget de ce Tour 2025, à 63 ans, j’ai vendu deux voitures de ma collection. J’ai une préférence pour les BMW, ma marque historique. »
Tout fait
Depuis l’âge de 14 ans, Raymond est styliste-couturier de l’auto.
« Avec la vieille Terrot de Pierre Lassabe* que j’avais coupée en morceaux je me suis fait un karting dans l’atelier de mon père pour aller acheter le pain. Avec un bout de tôle, du tube, de la résine, des tissus, je fais une pétoire. »
Volubile sans vanité, il tient son équilibre de sa rue, sa maison, son garage de 40 m2 pour fabriquer, sa famille, son petits fils de 5 ans et sa créativité. Il la met dans la complexité d’un prototype, le gabarit augmenté « d’une caisse », la recherche de performances. Avec l’intelligence pratique des cinq sens, Raymond concilie sa vie personnelle et celle de « faire hurler les moteurs. »
*menuisier, dans l’actuelle maison-salon de coiffure de Marina.