Actualités Hautes-Pyrénées
Juillan. Au sommet de la Rhune
Le projet de la sortie du 18 septembre au Pays Basque, adopté par le CCAS, a été le fruit de la volonté d’un homme, Raymond Pauly, bénévole dans l’âme, qui n’a eu de cesse de trouver suffisamment de participants pour que cette sortie puisse avoir lieu. Au total, une joyeuse équipe de 39 personnes a pris place dans l’autocar conduit par Christiane de l’entreprise Guiraud, direction la Rhune et son petit train à crémaillère qui cette année fête ses 100 ans d’existence.
« 1924-2024, un siècle d’ascension » lit-on un peu partout. Ce matériel roulant est une merveille de la technique suisse des chemins de fer de montagne, au potentiel quasi-infini. 99 ans après sa pose, la voie ferrée à crémaillère a dû subir un renouvellement intégral aux hivers 2022/23 et 2023/24. La voilà fin prête à affronter les 100 prochaines années ! Les Juillanais, parfois un peu secoués par les démarrages et arrêts de ce petit train rustique, ont apprécié la montée et la diversité des paysages offerts à leurs yeux et inondés de soleil : relief escarpé et pâturages où paissent brebis de race manech et pottoks (petits chevaux trapus emblèmes du Pays Basque), vue sur le port de Saint-Jean-de-Luz et Socoa et sur toute la côte basque et landaise. A l’arrivée, Aline, guide pittoresque 300 % basque, accueillait avec verve et humour ce groupe « d’étrangers français », totalement captivés par les récits de secrets de contrebandiers que leur révélait cette figure pleine de piquant, native non d’Espelette mais de Sare ! Elle se faisait ensuite un devoir (et un malin plaisir) d’enseigner quelques rudiments de basque à ces ignorants bigourdans tels que egun on (bonjour), milesker (merci), muxu (bisou), etc.
La mise en pratique ne tarda pas en redescendant justement vers Sare et le repas qui les attendait dans une grotte bien remplie de Français et Espagnols, prêts à dévorer non un ours mais de délicieux méchouis d’agneaux ! Pas trop l’occasion hélas d’exercer leurs talents de linguistes auprès de serveurs parlant tous basque et français ! Après ce sympathique et copieux repas, direction Dancharia pour ceux désirant faire des affaires qui n’en sont plus puisque les prix sont quasiment identiques des deux côtés de la frontière, sauf pour les cigarettes : la guide avait d’ailleurs mentionné la reprise du trafic de contrebande lors des récents confinements. Depuis arrêté, paraît-il.
Merci à Raymond mais aussi à celles et ceux qui ont su le soutenir et l’aider dans l’organisation de cette journée qui en appellent d’autres, de l’avis de tous les présents !