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Aureilhan. Amabile honore Sainte-Cécile – ladepeche.fr
Née à Rome au IIe siècle après JC, Cécile s’est convertie au christianisme mais elle a très rapidement connu les affres de sa conversion puisqu’elle fut martyrisée comme tant d’autres premiers chrétiens. La légende dit qu’elle a prié et chanté jusqu’à ses derniers instants. La prière oui, mais c’est aussi le chant vers les forces divines qui est à l’origine de sa béatification en Sainte-Cécile et probablement l’une des raisons pour lesquelles elle est, aujourd’hui encore, honorée annuellement, fin novembre, par tous les musiciens.
Le chœur Amabile d’Aureilhan ne manque jamais de célébrer Sainte-Cécile et, il y a peu, c’est à Orleix que s’est tenu le concert d’hommage à sa patronne. Dans la nef de l’église paroissiale se pressait un public fourni, amateur d’œuvres chorales variées allant de la musique sacrée à des partitions plus jazzy en passant par des morceaux qui annonçaient le temps de Noël. On reconnaissait dans cet auditoire M. Guillaume Rossic, maire de la commune, M. Charles Habas, ancien premier magistrat et Madame Sajous, conseillère à la culture. Tous les trois avaient, à des titres divers, travaillé pour la mise en œuvre de ce concert et ils en furent fort justement remerciés.
Pendant près de deux heures, sous la direction rigoureuse et passionnée de Sarah David Filleau, et avec le soutien sans faille de l’excellent Damien Guille au piano, les choristes ont su faire partager leur plaisir de chanter à un public qui n’a pas mesuré ses applaudissements reconnaissants. Mais il ne saurait y avoir de fête de Sainte-Cécile sans que l’on ne passe de préoccupations musicales et spirituelles à des considérations plus matérielles et pratiques.
Un repas partagé dans la salle polyvalente de la commune s’imposait, réunissant tous les choristes et les nouveaux exécutants récemment arrivés dans le chœur. Tous les convives, ravis par la qualité des mets préparés par l’Association le FIL de Laubadère, tournaient aussi, en milieu de soirée, leurs yeux vers un spectacle théâtralisé, adaptation détournée et humoristique de certaines pratiques transfrontalières courantes… mais peut-être un brin « border line ». Mais, jamais au grand jamais, ni Mozart, ni Verdi, ni Fauré, ni Berlioz ne se sont retournés dans leur tombe dans ces moments festifs qui restent une composante forte de la convivialité qui règne chez Amabile. Le philosophe a dit : sans la musique, la vie serait une erreur ! On se permet d’ajouter humblement : et sans l’humour aussi !