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Réunion de quartier : « Laubadère a beaucoup changé »
Les réunions de quartier se suivent et ne se ressemblent pas d’une année sur l’autre. À Laubadère, les participants ont salué l’action municipale.
L’exercice peut être périlleux, dans ces réunions de quartier, il est possible de recevoir quelques volées de bois vert, ce qui est déjà arrivé par le passé, transformant ces moments d’échange en joutes stériles. Mais lors de la première réunion, dédiée au centre-ville, de cette saison 2025, il y a une semaine, l’ambiance était vraiment constructive et apaisée. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a plus de problème, seulement qu’ils semblent pris en compte. Comme le veut l’usage, c’est par un résumé des travaux, réalisés ou en projet que la réunion a commencé, avec des aménagements notoires dans le quartier (avenue Saint-Exupéry, rue de Perseigna…) même si, évidemment, ça prend du temps. « Les études sont longues », a plaidé Gérard Trémège, « mais tout ce que nous avons annoncé, nous le ferons. » Quand la parole fut donnée à la salle (plus de 130 personnes, quand même), le premier sujet abord a été, comme souvent, l’insécurité.
La calamité des incivilités
Et plus précisément les incivilités, dépôts sauvages, nuisances sonores… « Nous sanctionnons », a répété Thierry Larivière, le directeur de la Police Municipale, « nous avons des caméras, nous fouillons pour confondre les auteurs des dépôts sauvages, 88 interventions, 23 verbalisations, nous faisons la chasse au stationnement abusif, parfois même illégal, et avons mis 650 voitures en fourrière. » Une dame a pourtant fait remarquer que des frigos (!) sont restés sur le trottoir pendant tout l’été. « Bizarrement, à trois jours de cette réunion, ils n’y sont plus… » Aucun rapport, c’est juste que la mairie a changé de prestataire et conventionné avec le Symat pour des tournées spécifiques. « Les incivilités sont une calamité », a réagi Gérard Trémège, « nous sanctionnons. » Pas assez selon certains… Même chose pour la délinquance. Un monsieur, victime de vols, d’agressions s’est demandé pourquoi la police n’interpellait pas les auteurs, « ils sont connus de tous, et ils continuent ». C’est le commissaire Vincent Gorre qui a pris le relais. « D’abord, les procédures avant interpellation, hors flagrant délit, sont complexes. Et surtout, en cas de problème, n’intervenez pas, faites le 17, vous êtes une source d’information pour nous, et portez plainte. » Un autre riverain a souligné qu’en bas de sa tour, les fumeurs de shit « embaumaient » le secteur en toute impunité. Vincent Gorre l’a soigneusement noté…
« Résoudre les problèmes »
Pour autant, certains problèmes ont été réglés « en direct ». Ainsi, un monsieur s’est plaint qu’un semi-remorque réfrigéré, alimentant une boucherie du quartier, stationnait une fois par semaine, avec son compresseur en fonction toute la nuit, avant de livrer à 6 heures du matin. « C’est insupportable ». En effet, et grâce au « réseau local », le propriétaire de la boucherie a été prévenu et s’est présenté. « Je comprends », a-t-il dit, « je prends contact avec l’entreprise de logistique pour que le camion aille stationner zone Kennedy, et plus devant la boucherie. » ça, c’est du rapide… Et puis ces réunions de quartier servent aussi à informer les élus. Ainsi, une dame a raillé : « On nous parle d’économies sur l’éclairage public, l’interruption nocturne, mais souvent, au stade de la Providence, après les entraînements, les projecteurs restent allumés toute la nuit ! » Gérard Trémège a promis d’y mettre bon ordre. Enfin, la question du stationnement anarchique, créant des bouchons, aux abords du collège Paul Eluard a été mise sur la table. Les forces de l’ordre ont promis d’y veiller. Pour conclure, Gérard Trémège a salué l’assistance en indiquant que « c’était la dernière fois que je vous vois dans ces circonstances. Je suis heureux de voir que cette réunion a permis de résoudre des problèmes. Pas tous, mais soyez persuadés que nous y sommes attentifs. D’ailleurs, votre quartier a beaucoup changé ces dernières années. » Et pour finir, sous les applaudissements, un participant a lancé : « M. Trémège, vous êtes maire depuis 25 ans, ça fait beaucoup. Mais moi, j’en reprendrais bien pour 6 ans de plus ! »