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Le procès de Gérard Trémège, le maire de Tarbes accusé de favoritisme dans une affaire de marché public, se tiendra du 17 au 21 novembre à Pau
Reporté en raison d’un manque de magistrats, le procès de Gérard Trémège aura lieu du lundi 17 novembre au vendredi 21 novembre, au tribunal correctionnel de Pau. La conclusion d’un long feuilleton judiciaire.
Cette fois-ci, c’est bien confirmé. Gérard Trémège est attendu à la barre du tribunal correctionnel de Pau du lundi 17 novembre au vendredi 21 novembre, inclus. Mis en examen en 2015, le maire de Tarbes est accusé de prise illégale d’intérêt et de favoritisme dans le cadre d’une affaire de marchés publics de la ville. Le premier magistrat devait d’abord être jugé du 3 au 7 mars 2025 par le tribunal judiciaire de Pau. Mais en janvier dernier, coup de théâtre : faute d’effectifs au palais de justice, le procès doit être reporté. Seuls trois magistrats sur les six requis étaient présents. » Dans ce contexte, il m’est impossible d’organiser une telle audience. Le dossier comprend pas moins de 50 tomes. Il faut savoir que le ou la présidente sera mobilisé(e) deux mois sur ce dossier pour le préparer et ensuite le rédiger « , nous expliquait alors Jean-Pierre Boucher, le président du tribunal judiciaire de Pau.
» Cette décision de reporter nous avait vraiment coûté. Mais désormais, la date est gravée dans le marbre, nous avons pu mobiliser les effectifs nécessaires « , assure Rodolphe Jarry, le procureur de la République de Pau. Le procès se déroulera dans la plus grande salle du palais de justice, celle consacrée aux assises, avec une capacité de près de 60 places assises. Les magistrats étudient actuellement la logistique. Faut-il mettre à disposition une salle supplémentaire si le public afflue ? Une pièce pour la retransmission ? » D’expérience, dans ce genre de dossier, on reçoit beaucoup de public le premier jour et le dernier jour. Mais entre, la fréquentation est plus diffuse « , remarque le procureur.
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» Un moment de vérité «
La CGT des services territoriaux de la ville commençait, elle, à s’impatienter. Surtout que les élections municipales se rapprochent. » Tout le monde a besoin de ce moment de vérité, des prévenus, aux parties civiles en passant bien évidemment par les citoyens tarbais. La justice doit passer pour tous, il en va du principe d’égalité « , demandait le syndicat à François Bayrou alors Premier ministre, en janvier 2025. Gérard Trémège ne sera pas seul à la barre du tribunal de Pau puisque neuf autres personnes doivent également comparaître dans cette affaire, notamment des fonctionnaires et des chefs d’entreprise. » C’est un moment de vérité pour lui et les prévenus en général, pour les parties civiles et pour les Tarbais qui ont besoin de savoir si les faits qui lui sont reprochés sont avérés. On est à 6 mois des élections municipales il est important que les Tarbais sachent ce qu’il s’est passé. Pour le personnel, cette affaire a été un moment douloureux, une déflagration même. Il est important, pour la collectivité et ses agents, que les choses se soldent « , réagit Gilles Haurie, secrétaire CGT de la mairie de Tarbes. Le syndicat s’est d’ailleurs constitué partie civile.
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De son côté, le maire de Tarbes continue de faire valoir son innocence. » Il y a plus de dix ans que j’attends ce rendez-vous, certes peu agréable, mais je l’espère, révélateur de l’exercice périlleux d’un mandat de maire de bonne volonté et irréprochable « , commente le principal intéressé à l’annonce du calendrier.