Actualités Hautes-Pyrénées
La CGT alerte sur la crise sanitaire : « On court à la catastrophe » selon des militants mobilisés
Les militants de la CGT vont aller aux devants des citoyens ce jeudi à l’occasion du marché du Marcadieu pour les alerter sur la dégradation du système de santé et le manque chronique de moyens. Dans le même temps, une délégation des Hautes-Pyrénées se rendra à Paris pour participer à une manifestation nationale.
« On court à la catastrophe… » Le ton est grave, alarmiste. La CGT se mobilise ce jeudi en faveur du secteur de la santé et du médico-social. « Nos militants vont aller ce jeudi à la rencontre de la population pour l’alerter sur la situation du secteur de la santé et du médico-social. Nous voulons leur donner des tracts et discuter des problématiques de la santé, du médico-social et de la sécurité sociale » résume Julie Perriguey, secrétaire générale de l’union départementale de la CGT des Hautes-Pyrénées. « Le gouvernement change mais la politique, elle, ne change pas » déplore-t-elle.
Jeudi, une vingtaine de militants des secteurs de la santé et du médico-social se rendront au marché de Marcadieu pour rencontrer les gens, discuter, échanger sur une situation qui les inquiète beaucoup. Il y aura également des débrayages dans certaines entreprises et établissements du secteur. Dans le même temps, une délégation de quatre représentants de la CGT des Hautes-Pyrénées participera à Paris à la manifestation nationale sur le même thème. « La santé concerne tout le monde. Mais budget après budget, on a toujours moins de moyens et moins de personnel » affirme Guilaine Fauché, déléguée du personnel à l’IME d’Urac.
« Aucun secteur n’échappe aux difficultés : hôpitaux, psychiatrie, médico-social, aide à l’enfance, aides à domicile… » ajoute Aurore Artigue, CGT APF. « Il faudrait sortir de la logique comptable et avoir des moyens à la hauteur des besoins. Si ça continue, on court à la catastrophe sanitaire. »
Pour Jocelyne Salles, CGT Urssaf, « en cette année où l’on célèbre les 80 ans de la Sécu, il faut la défendre contre le Projet de loi de financement de la sécurité sociale. Nous demandons la reconquête des droits et le 100 % Sécu pour tout le monde, détaille-t-elle. Il faut partir des besoins, les chiffrer. L’argent on va le trouver, assure-t-elle. Il faudrait, par exemple, revoir les aides aux entreprises notamment celles du CAC 40 qui touchent des aides et distribuent des dividendes. »
« Les revenus financiers ont rapporté 592 milliards d’euros l’an dernier. Si on en prenait seulement 10 %, cela ferait de nouveaux moyens pour la Sécu, par exemple. De l’argent il y en a, indique encore Aurore Artigue. Ce manque de moyens provoque de la perte de sens parmi les personnes qui travaillent dans le secteur. »
« Notre secteur a dépassé le bâtiment en matière d’accident du travail. Il y a aussi de plus en plus d’inaptitudes et pas seulement physiques » relève Guilaine Fauché qui poursuit : « L’objectif de cette journée est aussi de nous rendre visibles. Ce que l’on n’est pas jusqu’à présent. »