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Viols sur mineur : L’abbé Jean-Claude Mercier nie les faits au premier jour de son procès
Jean-Claude Mercier comparaît devant la cour criminelle depuis vendredi. Il lui est reproché des viols sur David, une personne mineure. Le prêtre de l’abbaye de Tarasteix nie les faits. Pour lui, s’il y a bien eu des relations sexuelles avec cet homme, cela s’est produit alors qu’il était majeur et consentant.
Le procès de Jean-Claude Mercier, âgé de 83 ans, s’est ouvert vendredi 17 octobre devant la cour criminelle des Hautes-Pyrénées. Il se tient avec un huis clos partiel. Deux victimes ont ainsi pu ainsi témoigner dans un climat apaisé et sans public.
Le rappel des faits
Au mois de novembre 2021, la procureure de la République de Tarbes avait ouvert une enquête préliminaire, à l’encontre de Jean-Claude Mercier, prêtre de l’abbaye de Tarasteix, confiée à la brigade de recherche de Tarbes, pour des faits de viols présumés. Cette procédure faisait suite à un signalement de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase), qui avait recueilli le témoignage d’une victime présumée du prêtre. C’est le président de la Ciase, Jean-Marc Sauvé, qui avait procédé au signalement auprès de la procureure.
L’abbé Jean-Claude Mercier avait été interpellé et placé en garde à vue le lundi 10 juillet 2023 par les gendarmes des Hautes-Pyrénées. Il avait été arrêté dans le cadre de cette enquête et suite aux plaintes de plusieurs hommes dénonçant des viols et agressions sexuelles.
Ainsi, 7 plaintes avaient été déposées contre l’abbé Jean-Claude Mercier. Pour la plupart des faits, il s’agissait de faits très anciens qui étaient prescrits. Mais pour une des victimes, la donne était différente, car les faits dénoncés étaient plus récents et n’étaient donc pas prescrits.
Le 12 juillet 2023, il avait été mis en examen pour viol sur mineur de plus de 15 ans par personne ayant autorité et viol sur personne vulnérable, faits commis de 1997 à 2000 sur une même victime. Il avait été placé en détention provisoire afin d’éviter la réitération des faits, prévenir les risques de pression sur les victimes et les témoins.
Le président de la cour criminelle a fait un bref rappel du dossier qui a conduit le prévenu devant la cour criminelle pour des viols commis sur David (le prénom a été changé).

» J’ai eu des relations sexuelles avec lui, mais elles étaient consenties «
Jean-Claude Mercier a dit quelques mots en ouverture du procès. » On me reproche d’avoir abusé de David alors qu’il n’avait que 17 ans. Je conteste. Je n’ai jamais eu de relation sexuelle avec lui en 1997 et 1998 lorsqu’il était encore mineur. C’est son père qui est venu l’emmener à l’abbaye, car il se droguait. Il avait plus de 18 ans lorsqu’il a fait son premier séjour. J’ai eu des relations sexuelles avec lui, mais elles étaient consenties. Il avait plus de 19 ans. Lorsqu’il lui arrivait d’être hospitalisé en psychiatrie, je lui amenais des cigarettes. Je n’ai jamais abusé de lui. Il venait lui-même. C’est plutôt lui qui a abusé de moi pour avoir de l’argent pour s’acheter de la drogue. «
Il a été amené à s’expliquer sur les faits aujourd’hui prescrits concernant des viols et agressions sexuelles sur des mineurs. Là, il a reconnu les faits. » J’ai reconnu que j’ai fait des choses que je n’aurais pas du faire, notamment lors de colonies de vacances avec des adolescents. Je ne pensais pas faire du mal à cette époque. Je n’ai jamais forcé ces jeunes. Je n’ai jamais commis de violence pour avoir ces relations sexuelles. Je n’avais pas pris conscience de la souffrance que j’avais pu provoquer chez eux. Je demande pardon. Je ne voulais pas les blesser. Malheureusement, je ne peux pas revenir en arrière. Maintenant, je suis conscient que je n’aurais pas dû faire ça. «
La parole à l’enquêtrice de la gendarmerie
La directrice d’enquête est venue témoigner à la barre du tribunal. Elle a fait part dans un premier temps des témoignages qu’elle a pu recueillir auprès de victimes dont les faits sont prescrits. Les premiers faits remontent aux années 70 et à un enfant qui avait à cette époque entre 9 et 10 ans. » Il a déclaré qu’il l’avait forcé à lui faire des fellations, à avaler son sperme. Il a subi des sodomies. «
Une autre victime, a expliqué qu’il avait fréquenté l’abbaye durant les étés, 75, 76 et 77 alors qu’il avait entre 11 et 13 ans. » Il y avait d’après lui un enfant élu par semaine qui devait aller dans la chambre de Jean-Claude Mercier. Il a expliqué qu’il avait subi des pénétrations anales avec des objets et le sexe de l’abbé. Il a expliqué qu’il avait aussi subi des masturbations et que Jean-Claude Mercier lui avait demandé de le pénétrer. Il a contacté Jean-Claude Mercier en 2009 qui lui a répondu qu’il ne se souvenait de rien. «
L’enquêtrice a également évoqué un autre cas d’un jeune âgé de 14 ans qui a fréquenté l’abbaye en 1976 lors d’un pèlerinage. » Ses parents étaient des amis de l’abbé. Il a expliqué avoir subi des pénétrations et gardé le silence sur ce qu’il a subi malgré une grande souffrance psychologique. «
Un autre adolescent, âgé au moment des faits entre 13 et 14 ans, a expliqué avoir été invité dans le bureau de Jean-Claude Mercier dans les années 81-82. » Il l’a fait asseoir sur ses genoux et il lui a touché le torse, les fesses, les cuisses alors que la porte était fermée. Il n’a ensuite que des souvenirs flous et n’a pas été capable de dire si Jean-Claude Mercier lui avait touché le sexe. «

» Pour cette victime, il ne s’agit pas de viols, car il n’a pas dit non «
L’enquêtrice a ensuite évoqué un autre témoignage, un jeune âgé de 19 ans, qui a eu plusieurs relations sexuelles non consenties avec Jean-Claude Mercier. » Les faits se sont produits entre 1986 et 1993. Il a expliqué que cela le dégoûte, mais qu’il n’arrivait pas à refuser. Les faits se produisaient dans la chambre du religieux. Pour cette victime, il ne s’agit pas de viols, car il n’a pas dit non « .
Elle a ensuite fait part du témoignage d’un autre jeune qui a fréquenté l’abbaye alors qu’il avait entre 20 et 24 ans pour y faire des travaux. » Il a expliqué qu’un jour il s’est retrouvé dans le bureau de Jean-Claude Mercier. Ce dernier lui a mis la main sur le sexe. Il s’est retrouvé abasourdi et n’a pas réussi à exprimer un refus. Il a expliqué qu’il avait été violé à plusieurs reprises, tous les quinze jours, à une certaine période. Les faits se sont arrêtés pour lui lorsque David, encore mineur, est arrivé à l’abbaye. «
La responsable de l’enquête a ensuite parlé du témoignage d’un jeune de 23 ans qui n’aura passé que deux jours dans l’abbaye. » Il a expliqué qu’il était un peu perdu. Comme il faisait froid, Jean-Claude Mercier lui a dit de venir dans sa chambre, car il y faisait plus chaud. Il a commencé à lui parler de sexualité et de la fréquence de ses masturbations. Il lui a dit de se coucher dans le lit. Il a commencé à le toucher et il a senti d’un coup une douleur intense au niveau de son anus. Il a décidé de partir le lendemain. Il a expliqué que Jean-Claude Mercier lui avait remis de l’argent afin qu’il ne parle pas. «
Elle a ensuite évoqué le cas d’un autre jeune âgé de 19 ans qui était alcoolique. » C’était en 2006. Il lui a fait prendre des médicaments. Il l’a fait allonger sur le lit et lui a enlevé son pantalon et son caleçon. Il l’a ensuite masturbé et pénétré avant qu’il lui demande de le pénétrer à son tour. Là encore, il a donné de l’argent pour que le jeune homme garde le silence. «
La directrice d’enquête a ensuite évoqué le cas de David. » À 17 ans, il était toxicomane. Il a été placé à l’abbaye par ses parents à cause de cela. Il a expliqué que Jean-Claude Mercier le forçait à avoir des rapports sexuels afin d’avoir de l’argent pour pouvoir s’acheter de la drogue. Il a expliqué qu’il le faisait venir dans sa chambre. Il lui touchait le sexe et il devait ensuite lui faire des fellations avant que Jean-Claude Mercier ne le pénètre. Il a expliquait que Jean-Claude Mercier prenait des produits « .
» C’est le diable ce curé «
Le père de David est venu témoigner à la barre du tribunal. » Nous avons amené notre fils à l’abbaye alors qu’il avait 17 ans, car il avait un grave problème avec la drogue. Il mettait depuis l’âge de 16 ans de l’héroïne dans son café. J’ai trouvé bizarre qu’il y ait autant de jeunes. Mercier, il rigolait tout le temps. Il nous aidait financièrement pour acheter à manger ou de l’essence. Notre fils a fini par nous parler et nous dire ce qui se passait. J’en ai parlé à des gendarmes. Ils n’ont pas pris cela au sérieux. Mercier est un pervers avec un regard vicieux. Lorsqu’il voit des fesses, il devient malade. Il voit la beauté de l’homme. On a pleuré avec femme lorsqu’on a su ce qu’il a fait vivre à notre fils. Il faut le punir pour ce qu’il a fait. «
La mère de David a aussi été appelée afin d’apporter son témoignage. » Il a eu une bonne éducation. Avant qu’il ne tombe dans la drogue, il était premier de sa classe. Il voulait devenir prêtre. Il a été à l’abbaye alors qu’il avait 17 ans, je crois. Ce qu’il a vécu là-bas l’a beaucoup marqué. Il a toujours ça dans sa tête. Jean-Claude Mercier nous a beaucoup aidés. Ce procès est difficile pour moi. «
Le frère de David a également témoigné. » Ça fait 20 ans que mon frère dit qu’il a été violé par Jean-Claude Mercier. Moi, aussi j’ai été victime de lui. Il m’a fait venir dans sa chambre, il m’a fait prendre des cachets. Je me suis mis à bander et je me suis senti mal. Il me disait qu’il fallait que je goûte son eau pour savoir si j’aimais cela ou pas. Il me disait que j’étais beau et que je lui plaisais. Il m’a fait me coucher. Je m’endormais. Il m’a enlevé le pantalon et le caleçon. Il a abusé de moi. Je me suis réveillé le lendemain matin. Il n’était plus là. Je n’étais pas consentant. C’est le diable ce curé. Il faut qu’il paye pour ce qu’il a fait. «

« Jean-Claude Mercier me prenait pour son jouet. Pour moi, c’est un monstre qui a détruit ma vie »
Jean-Claude Mercier est intervenu. » Je ne l’ai jamais violé. J’ai pitié pour lui. Il me doit de l’argent. J’ai des reconnaissances de dettes. Il a voulu me tuer un jour à Lourdes, car je n’ai pas voulu payer la caution pour un appartement. Il a fallu que je me réfugie dans une pharmacie. «
Clément a ensuite apporté son témoignage depuis Mulhouse en visio. » Le premier soir que je suis arrivé à l’abbaye, je devais avoir entre 9 et 10 ans, il m’a fait venir dans sa chambre. J’ai subi mon premier viol. J’y suis resté deux ans. Ça ne s’est pas passé tous les soirs. Il me pénétrait. Il me faisait faire des fellations. Je devais avaler le sperme. La journée se passait comme si de rien n’était. Lorsque je suis revenu chez mes parents à 12 ans, j’ai dit ce qui s’était passé. Mon père était en colère, mais il n’a pas déposé plainte. J’ai déposé plainte. Mais je suis agacé que les faits soient prescrits. Pour moi, la douleur est toujours là. J’ai failli me suicider. J’ai eu un cancer. J’ai des crises d’angoisse. Jean-Claude Mercier me prenait pour son jouet. Pour moi, c’est un monstre qui a détruit ma vie. «
Après ce témoignage fort, Jean-Claude Mercier, est intervenu. » Il était plus âgé que 9 ou 10 ans. Il avait au moins 14 ans. J’ai fait des choses qu’il ne fallait pas. Je regrette. Je demande pardon. C’est une bêtise… «
» Ce n’est pas une bêtise, c’est un crime ! « , a rétorqué le président de la cour criminelle.
» J’ai des remords. Je souffre à mon tour. «
» Quelle différence ça fait qu’il ait eu 9 ou 10 ans ou 14 ans ? « , a demandé le président.
» Je crois qu’on a plus de maturité à 14 ans pour dire oui ou non « , a rétorqué Jean-Claude Mercier.
» Qu’est-ce qu’un pédophile ? « , a demandé le président.
» J’ai été coupable de cela, il y a 40 ans. J’avoue que j’ai fait fausse route. Je regrette beaucoup. J’ai eu des attitudes que je n’aurais pas dû avoir avec deux ou trois personnes. J’ai fait du mal involontairement. Comme ils étaient d’accord avec moi pour faire cela, je ne pensais pas que je leur faisais du mal. Je regrette à 100 %, à 1000 %. Les personnes qui font cela aujourd’hui maintenant que nous savons que ça ne se fait pas, ce n’est pas excusable. C’est dramatique. «
« Je ne veux pas mourir en prison »
» Vous êtes accusé de choses graves, vous en avez conscience ? Une victime a dit ce curé, c’est le diable. Vous disiez à ces jeunes que Jésus Christ était homosexuel et avait des relations sexuelles avec ses apôtres. Vous leur disiez que vous étiez l’élu de Dieu pour avoir des relations sexuelles avec eux « , a rétorqué le président.
» À un moment donné, on peut tous être un diable. Un jour, on fait le bien, un autre jour on fait le mal. Je sais que j’ai fait du mal. Je regrette. Je n’en peux plus. Je regrette d’avoir dit cela sur Jésus. C’est abominable. Je demande pardon. Jamais, je n’ai pensé avoir fait autant de mal. «
Après l’audition à huis clos de David. Jean-Claude Mercier a été interrogé de nouveau. » J’ai commis des erreurs. Je le reconnais. Je le regrette. Je me suis amendé. J’ai compris que j’ai fait du mal. Je n’ai plus de relation sexuelle depuis des années. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites qui sont fausses. Ce que dit David, ce n’est pas la vérité. Ce que je dis c’est la réalité. Je n’ai jamais abusé de lui. J’en ai marre de ces mensonges. À mon âge, c’est très difficile. J’ai failli mourir deux fois. La prison, c’est épouvantable. Je ne veux pas mourir en prison. Me laisser en prison, c’est me condamner à mort. Je mérite un peu de dignité humaine. Sinon, aidez-moi à mourir, si vous le voulez ! Je considère que je n’ai pas commis de viols, car il n’y a pas eu de violence. Je regrette qu’il n’y ait pas eu des plaintes avant. Si cela avait été le cas, je serais tombé avant. J’aurais compris avant, car ça m’aurait fait réfléchir plus tôt. J’ai confiance en la justice. Je crois qu’il faut vaincre le mal par le bien. «
Jean-Claude Mercier est l’aîné de trois enfants. Son père était artisan maçon et avait une entreprise qui a eu jusqu’à 10 employés. Sa mère était très croyante et était très dure. » Ses parents venaient régulièrement à l’abbaye et son père y faisait des travaux « , a expliqué l’enquêtrice de personnalité. » Les personnes que j’ai interrogées disent que c’est la mère qui portait la culotte. Le père de Jean-Claude Mercier devait se cacher pour fumer. Il ressort de mon enquête que, dès l’âge de 2 ans, Jean-Claude Mercier a dit qu’il voulait devenir prêtre. À 17 ans, il a entamé une formation pour cela. Il est parti à Djibouti en 67-68. Il y est resté quelques années et serait rentré en France, car il aurait été mis à la porte après des histoires avec des petits garçons ! Il y aurait eu une enquête qui n’aurait rien donné. Il est arrivé à Tarasteix dans les années 76-77. Il a commencé les travaux. Il accueillait des personnes démunies. Il y a des personnes qui décrivent une personne généreuse, droite et investie qui organise de belles fêtes. Mais il y a aussi des personnes qui en font un portrait bien différent. Ils parlent d’une personne qui gueule tout le temps et qui ne cherche qu’à trouver de l’argent pour l’abbaye et incapable d’aimer quelqu’un d’autre que lui-même. Il est comparé à un gourou. Jean-Claude Mercier dit qu’il a eu une enfance heureuse. Il a quitté ses parents pour aller au collège. Il a mal vécu cette séparation. Lorsque je lui ai parlé des faits qui lui étaient reprochés, il a changé d’attitude. Il était tendu et plus agressif. Il a admis avoir eu des relations sexuelles avec 3 ou 4 jeunes , il y a 40 ans. Mais il m’a dit que c’était fini. Il se sent trahi. Ils pensent que les gens ont porté plainte pour avoir de l’argent. «
Jean-Claude Mercier a commenté ce portrait. » Je n’étais pas un gourou. L’abbaye n’était pas fermée. Les gendarmes venaient. Je ne comprends pas qu’on puisse dire cela. Je n’ai jamais eu à me plaindre de mes parents. Je n’ai pas été malmené ni maltraité. Je n’ai pas eu une enfance malheureuse. «
La psychologue qui a rencontré Jean-Claude Mercier explique qu’il a besoin de reconnaissance. » Il y a une angoisse anormale lorsqu’on parle de sexualité. Il banalise les violences sexuelles. Il n’y a pas de sentiment de culpabilité et il n’y a pas de remise en question. Il fuit les questions liées à la sexualité. Il nie les faits et explique que cette affaire est douloureuse pour lui. «
La psychiatre qui a rencontré Jean-Claude Mercier explique que ce dernier redoute de mourir en prison. » Il explique qu’il a eu sa première relation avec un homme alors qu’il avait 17 ans. Il n’a eu que des relations homosexuelles. Il reconnaît avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs qui étaient en colonie de vacances. Mais pour lui, ils étaient tous consentants. Concernant David, il nie les faits de viols. Il n’y a pas de pathologies psychiatriques et de trouble de personnalité. Il y a un comportement pédophile ancien. Son discernement n’a pas été altéré. Une injection de soins n’est pas nécessaire vu son âge. «
L’Abbé Jean-Claude Mercier a été renvoyé de l’état clérical sur décision du Pape François. Le 9 décembre 2022, celui-ci a signé le décret stipulant cette décision. Cet ultime acte de l’Église catholique vient clore l’enquête canonique du 25 février 2021 qui avait été lancée par Mgr Nicolas Brouwet.
Pour le Vatican, Jean-Claude Mercier n’avait pas reçu de missions de l’Église catholique (ni de son diocèse d’origine de Djibouti ni de celui de Tarbes et Lourdes où il réside depuis 1977) depuis au moins 45 ans et ne pouvait en aucun cas la représenter. Il n’en est donc plus membre. Après cette décision, l’abbaye de Tarasteix où il résidait jusqu’à son arrestation était un lieu privé sous la seule responsabilité de son propriétaire. Les fidèles catholiques ne devaient plus s’y rendre.