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« Il me frappe depuis des années » : un homme condamné pour des violences conjugales


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Ce lundi, un homme de 37 ans était jugé pour violences conjugales au tribunal de Tarbes. L’homme est accusé d’avoir violenté sa compagne depuis plusieurs années. En septembre, elle a trouvé refuge dans un foyer d’urgence avec les enfants du couple.

L’audience n’a pas encore commencé que déjà, le prévenu s’effondre dans le box. Lundi 6 octobre, F.F., un homme de 34 ans, était jugé pour des violences conjugales sur sa compagne dans le cadre d’une comparution immédiate au tribunal de Tarbes. Son épouse, afghane, comme lui, tient peut-être sa survie à l’agent de sécurité qui a donné l’alerte le jeudi 2 octobre. La victime se plaint de violences depuis des années et en septembre, n’en pouvant plus, elle contacte une assistante sociale pour partir au plus vite du foyer du couple avec les enfants.

 » Elle vous reproche de la maltraiter dès les premiers jours de cohabitation, de la battre sous n’importe quel prétexte, de la menacer de mort, de briser de la vaisselle, de l’enfermer à clé, de lui mettre des doigts dans les yeux, de la frapper et de l’étrangler, même, jusqu’à perdre le souffle sous le regard de vos enfants « , commence par lister le président du tribunal. Sa compagne trouve refuge dans un centre d’hébergement d’urgence, près de Tarbes. Mais F.F. ne le supporte pas.  » J’ai droit de vie et de mort sur toi »,  » je vais te tuer si tu quittes la maison « , lui assène-t-il notamment avant son départ. Le 2 octobre, dans la soirée, il ne tient plus, il veut la voir elle et les enfants.

 » Ma femme aussi m’insulte « 

Il se rend au foyer, expliquant qu’il veut récupérer les enfants et prend la route. Sa femme le rejoint finalement sur le chemin et la situation dérape. L’homme lui confisque son téléphone et la violente.  » L’agent de sécurité qui assiste à la scène raconte que vous étiez en train de ceinturer votre femme en tentant de lui arracher le téléphone, pendant qu’elle se débattait et que vous lui avez mis la main sur le visage en la poussant en arrière « , reprend le président. Réponse de l’intéressé :  » C’était sous la colère, mais ma femme aussi m’insulte « .

Le prévenu nie toutes les menaces de mort. Mais reconnaît avoir brisé, une fois, une assiette d’un coup de pied et, une autre fois, avoir pris le téléphone portable de son épouse. Il est également accusé d’avoir commis des violences sur sa fille. Émue à la barre, la victime qui a déposé plainte, confie être prête à lui donner une seconde chance s’il promet  » de ne plus jamais recommencer « . Les magistrats ne sont pas convaincus. Maître Valérie Cailleaux pour les intérêts des enfants du couple, encore moins :  » Il banalise les violences pourtant, on a du mal à douter quand on voit la précision de la victime « .

Le procureur décrit  » une victime tétanisée qui a l’air tristement habituée à ses violences ». Il demande deux ans de prison dont un an assorti d’un sursis probatoire pendant deux ans. Nicolas Vignes, l’avocat de la défense, souligne que son client  » est de bonne volonté, il a un titre de séjour régulier, il travaille. L’incarcération viendrait couper une tentative d’insertion « . F.F. a été relaxé des faits de violences sur mineure. Mais il a été condamné à six mois de prison intégralement assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans pour les violences conjugales.



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