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» J’ai complètement paniqué après avoir trouvé cette arme » : alcoolisé, il ouvre le feu dans une discothèque de Tarbes
Un jeune homme et son oncle étaient convoqués devant la justice ce lundi 6 octobre à Tarbes. Il est reproché au premier d’avoir tiré des coups de feu, en discothèque, le samedi 4 octobre. Il est reproché au deuxième d’avoir menacé et agressé des videurs et des forces de l’ordre.
Samedi 4 octobre, 3h30 du matin dans la discothèque le Blue Night, à Tarbes. D’un coup, une intonation retentit. Un employé de cette boîte de nuit située rue Despourrins, s’inquiète. Il va vérifier les toilettes : rien à signaler. Mais quelques instants plus tard, nouveau coup de feu. L’employé inspecte à nouveau les toilettes. En effet, ici, ça sent la poudre. Un client se présente à lui, sourire en coin, fait mine de danser. Il lui explique qu’il détient une arme et a tiré » par mégarde » dans les toilettes. Interloqué, l’employé remarque une masse au niveau de la ceinture du client, dissimulée sous un vêtement, et lui demande de sortir. Le client s’exécute, dépose le revolver derrière des poubelles et revient en discothèque. Mais entre-temps, les employés de l’établissement ont récupéré l’arme derrière les poubelles. L’équipe de l’établissement est méfiante et observe de près le client. L’oncle de ce dernier découvre alors une situation qui se tend, à l’entrée.
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Et la scène s’envenime. » D’abord des insultes puis des menaces qui conduisent à des bousculades. Il est fait usage de gaz lacrymogène. Ils sont torse nus et agités, résistent face aux policiers jusqu’à leur garde à vue. Les forces de l’ordre ont eu du mal à les maitriser. Selon le videur, ils montraient les poings, ils cherchaient à se battre « , restitue le président du tribunal de Tarbes devant les deux prévenus, ce lundi 6 octobre. L’oncle de 40 ans, bras dans le plâtre, et le neveu de 31 sont convoqués dans le cadre d’une comparution immédiate. L’homme de 31 ans, jugé pour avoir tiré avec une arme à feu dans l’établissement, avait 2,25 grammes par litre d’alcool dans le sang et il était positif à la cocaïne et au cannabis.
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Il assure avoir tiré » sans faire exprès » en voulant le décharger
» J’avais beaucoup bu et j’ai perdu mes moyens à cause de cette arme, j’ai complètement paniqué après l’avoir trouvé près des urinoirs, j’ai d’abord cru que c’était un portefeuille noir oublié par terre « , assure à la barre, désormais désalcoolisé, le jeune homme. Il affirme aux enquêteurs avoir trouvé le revolver dans les toilettes et avoir tiré » sans faire exprès » en voulant le décharger. L’oncle a déjà 6 condamnations sur son casier judiciaire. Son neveu en compte 3. Le plus âgé se plaint d’avoir été victime d’une attaque « gratuite » de gaz lacrymogène.
Le procureur est loin d’être de cet avis. » Il est clair que ce sont bien les deux clients qui se montrent agressifs envers les videurs, on est sur une véritable rébellion avec des coups « , remarque-t-il. Et d’appuyer : » L’infraction est inquiétante, s’il avait tiré dans une cloison et que quelqu’un se trouvait derrière, on aurait pu avoir un mort « . Il demande 18 mois de prison dont 8 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans pour l’homme au revolver et 12 mois de prison dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans pour l’oncle.
» Il ignore la raison pour laquelle les videurs viennent à lui. Alors oui, il dérape. Mais pour lui, à ce moment-là, on s’en prend à son neveu sans raison et donc il réagit « , plaide Nicolas Vignes, l’avocat de cet homme de 40 ans. Stéphane Jaffrain défend le neveu de 31 ans. » Certes, il manipule l’arme et la cache dans son dos. Mais sur les vidéos de surveillance, il reste, à tout casser, les vigiles, les serveurs et un ou deux clients à l’intérieur de l’établissement, au moment des faits « , argumente-t-il. » Donc oui, il y a mise en danger de la vie d’autrui mais dans quelle proportion ? L’arme est pointée canon vers le sol « , poursuit-il. Le neveu a été condamné à 6 mois de prison ferme et 6 mois de sursis pendant deux ans. Son oncle écope, lui, de 9 mois de détention à domicile avec un bracelet électronique.