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ENTRETIEN. « Je veux terminer sur une victoire », Alexis Armary se livre avant sa dernière à domicile avec le Stado, vendredi contre Bourgoin
Emblématique capitaine du Stado, le Tarbais va disputer son dernier match, à Trélut, avec Tarbes. L’occasion pour le joueur de 30 ans de revenir sur sa décision, son dernier match et ses longues années avec son club de toujours.
Alexis, vous avez pris la décision d’arrêter votre carrière il y a plusieurs semaines déjà. Qu’est-ce qui a motivé ce choix pour vous qui êtes encore jeune ?
(Rires). Si jeune ? Je ne sais pas vraiment. Comme j’aime le dire, les joueurs de rugby, c’est un peu comme les voitures : il ne faut pas regarder les années, mais plutôt le kilométrage. Dans ma carrière, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup de temps de jeu et je me sens quand même un peu usé. Mais ce qui a surtout motivé ma décision, c’est ma reconversion professionnelle, ma famille. J’ai envie de rentrer dans l’entreprise familiale où ma femme travaille déjà. J’ai envie de travailler en famille dans un cadre top, dans le milieu agricole. J’avais préparé ma reconversion et j’ai senti que c’était le moment de franchir le cap.
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Est-ce que la décision a été dure à prendre ?
Non, c’est une suite logique des choses. Quand je suis revenu de Valence, je savais déjà dans ma tête ce qui allait se passer. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir choisir ma sortie. Il y a des joueurs qui sont contraints par les blessures ou le manque de propositions ; moi, ce n’est pas mon cas, et j’ai cette chance. Donc ça a rendu la décision plus facile à prendre. Après, est-ce que je vais regretter ou pas, ça, on le saura dans les prochaines années. Peut-être qu’il y aura des manques, parce que je suis toute la journée avec les copains à rigoler, et je n’aurai plus ça quand je vais quitter le club. Si jamais je ressens ce manque, je serai toujours à temps de venir les voir s’entraîner ou jouer.
Vous parlez déjà de revenir. On sait l’attachement que vous avez avec ce club, faut-il s’attendre à voir Alexis Armary autour du Stado l’année prochaine ?
Revenir en tant que supporter, évidemment. Je suis attaché au club, j’ai fait une grande partie de ma carrière ici. J’aime ce club, j’aime mon département, c’est sûr que je resterai toujours supporter du Stado. J’ai envie qu’il vive encore une belle aventure sans moi. J’espère que le futur du club sera bien.
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Vous avez passé de longues années au Stado. Qu’est-ce que vous retenez maintenant, au moment de prendre votre retraite ?
L’ambiance familiale du club. Je pense que je vais retenir ça, comme beaucoup de joueurs qui sont passés par Tarbes. Tous les mecs qui sont passés par ici se souviennent de l’ambiance qu’il y avait dans le club, que c’était une belle bande de copains, c’était que du bonheur. C’est un club familial où on s’y sent bien, j’ai envie de retenir cet état d’esprit. Sur le plan sportif, je retiendrai que c’est ici que j’ai disputé mes premiers matchs en pro. Après, à Tarbes, sans que ce soit avec le Stado, je garde le magnifique souvenir d’avoir gagné la finale avec Valence-Romans.
Est-ce qu’il y a de l’appréhension avant cette dernière à domicile ?
Pour l’instant, non. C’est sûr qu’il y aura une petite séquence émotion quand je vais me dire : c’est la dernière fois. J’en ai tellement rêvé de jouer sur ce terrain. Je me souviens de ma première ici, contre Narbonne, quand j’étais remplaçant d’un grand Romain Bézian qui, maintenant, on peut le dire, simulait une blessure en deuxième mi-temps pour sortir avec une ovation pour sa dernière et me permettre d’avoir le plus de temps de jeu possible.
On peut imaginer un pareil scénario pour vous et une petite blessure en fin de match ?
(Rires). Je ne sais pas, je n’y ai pas réfléchi encore. Il faudra voir si le score le permet déjà, et on verra sur le moment. Je n’ai pas imaginé ma sortie, mais comme j’ai dit aux joueurs, il ne faut pas que toute cette émotion nous bride. Il faut d’abord jouer ce match.
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Plus que le jouer, il faut le gagner pour valider définitivement le maintien.
C’est ça. Il y a un travail à finir. Je n’ai pas envie de finir sur une défaite à Trélut, vraiment pas. Je veux terminer sur une victoire et qu’on garde un bon souvenir de moi.