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Stado : comptes, effectif de la saison prochaine, recette billetterie et buvette 2023/2024 en berne, travaux à venir… ce qu’il faut retenir de l’assemblée générale
Dans une assemblée générale qui avait pour but de servir d’électrochoc, Lionel Terré a annoncé sa décision de quitter le club. Mais derrière ce séisme, voici les points importants à retenir de cet échange de deux heures.
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Des comptes à l’équilibre sur la saison 2023/2024
En ouverture, Lionel Terré a expédié l’ordre du jour avec l’approbation des comptes et du bilan positif, l’affectation du résultat et le renouvellement des membres du Conseil d’administration, tous votés à l’unanimité. Pour ce qui est des comptes, le président sortant a présenté des comptes à l’équilibre pour la saison précédente, grâce notamment à l’apport de l’Asso. « Le total des produits pour l’année dernière est de 2 062 000 euros pour des charges de 2 150 000 euros, soit une perte de 88 000 euros. Mais comme chaque année, cette perte a été compensée par les résultats de l’Asso. Le budget de cette dernière a été augmenté. L’année dernière, l’Asso avait un chiffre d’affaires d’1 090 000 euros avec un résultat de 1 180 000 euros, ce qui faisait un résultat de 171 000 euros. Donc, quand on cumule les deux, nous étions positifs sans difficulté. »
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Un manque de recette billetterie et buvette sur la saison précédente
Si les comptes dans leur globalité étaient dans le vert, le détail s’est montré, lui, moins enthousiasmant. « Ça reste fragile et décevant, a réagi le président sortant. Sur les 2 millions de recettes, le stade, avec les matchs à domicile, ne génère que 26 000 euros, ce n’est rien du tout. 26 000 euros, c’est à peine le salaire d’un joueur au smic à l’année. Ça veut dire que le stade permet à peine de payer un joueur, sachant qu’il en faut une trentaine. C’est bien d’ouvrir le stade, et je félicite toute l’équipe commerciale, mais sans recette, il ne faut pas se faire d’illusions, on n’ira pas loin. L’année dernière, au niveau des buvettes, on a 25 000 euros, donc un deuxième joueur de payé au smic. On pourrait se consoler avec la vente des cartes, mais là encore, ça ne représente que 29 000 euros. Donc, au total, trois joueurs au smic ou un joueur avec un gros salaire. Voilà la réalité de notre club. »
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Un effectif reconduit pour la saison prochaine
Au rang des satisfactions, le futur président-directeur général a rassuré les quelque 100 personnes présentes lors de l’assemblée générale. « Je peux vous dire aujourd’hui que j’ai reçu tous les joueurs qui avaient un contrat 1 + 1 dans mon bureau et que 95 % des joueurs continueront avec nous l’année prochaine. » Une déclaration provoquant une vague d’applaudissements, mais qui fait surtout état de l’attache des joueurs à ce club. « Les joueurs se plaisent dans cette région, dans cette ville. Ils ont un attachement avec ce club, et plus que les joueurs qui sont aujourd’hui avec nous, je suis aussi en contact avec d’anciens joueurs qui pourraient revenir », a poursuivi Philippe Rancoule.
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Une présidence incertaine
Si ce dernier devrait être le prochain président-directeur général, Lionel Terré a clarifié la nomination de l’ancien Lourdais. « Il n’a rien demandé, c’est moi qui suis allé le chercher, a rappelé le Gersois. Dans un club, on ne peut pas se permettre d’avoir un poste de président vacant, donc il fallait trouver une solution. Et si un président se présente avec un dossier viable, nous serons à l’écoute. J’ai rendu ce club avec des comptes propres après 7 ans de présidence, donc quand je parle de dossier viable, je ne parle pas des vendeurs de rêve comme Dominique Einhorn, qui a été amené par deux Tarbais et qui, s’il avait pris le club, le Stado n’en serait pas là aujourd’hui. »
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Un rapprochement avec les clubs locaux
Dans ses axes d’amélioration, Philippe Rancoule a partagé l’une de ses premières idées : se rapprocher des clubs du territoire. « On a invité tous les présidents de club au match de vendredi. Certains ont répondu, d’autres non, mais on a fait un pas vers eux. Car pour avoir un club ancré dans le territoire, il faut fédérer. » Un moyen pour le Stado, sur le moyen et long terme, de récupérer les talents des clubs pour les former et les faire intégrer l’effectif professionnel avant de monter dans les étages supérieurs.
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Une mise au point sur les différents travaux
Alors qu’une réfection de l’espace partenaire était prévue, cette dernière ne verra pas le jour. « C’est moi qui ai bloqué le projet, assume Lionel Terré. Je ne voulais pas le lancer, sachant que je partais et qu’il allait falloir économiser de l’argent. » Pour ce qui est de l’école de rugby, elle devrait enfin pouvoir profiter de vestiaires. Alors que les préfabriqués ont laissé place il y a quelques semaines à une construction en dur, cette dernière n’était pas dotée de vestiaires. « Ça fait des années que ça devait être fait », regrettait Lionel Terré. Une construction qui devrait débuter en septembre, comme l’a confirmé Thomas Da Costa. « C’était un processus long, mais je peux vous confirmer que les travaux des vestiaires vont débuter en septembre et se finir en 2026. »
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Lionel Terré acclamé par la foule
De Bruno Laroux à Pierre Lagonelle, en passant par Philippe Rancoule, le président sortant a reçu une vague d’hommages. « Vos applaudissements me font chaud au cœur. Mais je n’ai jamais pris le Stado pour la gloire. Lionel Terré, on s’en moque, le plus important, c’est le club. Et pendant 7 ans, je n’ai pas travaillé tout seul, il faut aussi féliciter les bénévoles et tous les gens qui ont œuvré jour et nuit pour ce club. »