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Stado : contre Rouen, les Tarbais tiennent, enfin, leur match référence
Opposés au leader Rouen, les Tarbais tiennent enfin leur match référence cette saison. Un succès de prestige, dans un stade rempli, qui va redonner de la confiance aux Bigourdans.
C’est à se demander quelle mouche a piqué les Tarbais. Une semaine après la déroute à Albi, les Bigourdans étaient méconnaissables, hier soir, lors de la réception de Rouen. Une soirée de gala qui s’est conclue par la meilleure prestation des pensionnaires de Trélut.
Portés par le public, les Tarbais ont démarré le match pied au plancher. Et si la première possession, directement sur le coup d’envoi, ne donne rien, les Bigourdans, d’habitude en délicatesse sur le plan offensif, vont, cette fois-ci, se montrer pragmatiques. Car c’est sur leur deuxième incursion qu’ils vont marquer le premier essai de la partie. Derrière une touche sur les 40 m et un maul, Artaud est trouvé sur son aile. Le Tarbais fait parler sa vitesse pour déposer son adversaire. Le joueur prêté par Clermont remet à l’intérieur à Pialot, qui trouve, lui, Cellier. Le centre n’a plus qu’à aller aplatir le premier essai des siens (7-0, 3e).
Une entame de rêve qui laissait présager que rien ne pouvait contrecarrer la soirée du Stado. Et cela va se confirmer dans la foulée, mais cette fois-ci grâce à leur défense de fer, bien aidée par les approximations d’un leader rouennais en difficulté.
Malgré un siège d’une grosse dizaine de minutes, Alexis Armary et ses coéquipiers vont résister aux assauts des Normands sans encaisser le moindre point. Mieux, ils vont encore une fois se montrer pragmatiques pour marquer trois points de plus sur leur troisième incursion dans les 22 m adverses (10-0, 26e).
Et la démonstration n’allait pas s’arrêter là pour Tarbes en première mi-temps. Pourtant réduits à 14 après le carton jaune de Peytavi, les locaux vont clôturer leur premier acte par une nouvelle pénalité de Pialot (13-0), suivie d’une grosse séquence défensive du Stado qui va anéantir les espoirs de Rouen et laisser les Normands rentrer au vestiaire sans marquer le moindre point. Un matelas de 13 points que les hommes du duo Terrain/Cabannes vont faire gonfler à l’heure de jeu.
Amona Artaud libère Trélut
Pourtant malmenés par des Rouennais revenus avec la ferme intention de recoller au score, les « rouge et blanc » vont s’appuyer sur une défense de fer pour complètement faire déjouer leur adversaire. De ballons grattés à ballons coffrés sur maul, en passant par des en-avants provoqués par des plaquages offensifs, le Stado a fait étalage de toute sa palette défensive pour résister au siège de Rouen. Et après avoir résisté pendant 20 bonnes minutes, les Tarbais vont frapper par deux fois. Une première par Joris Pialot, auteur d’un 100 % au pied, qui va sanctionner la défense adverse (16-0, 65e). Et la deuxième grâce au talent de la ligne arrière locale. Derrière une mêlée sur ses 30 m, Tarbes va relancer. Rawaca est trouvé au centre du terrain et transperce la défense normande. Le centre retrouve Artaud à son intérieur et l’ailier tarbais fait parler sa vitesse pour inscrire l’essai libérateur (23-0, 70e).
Avec plus de trois essais d’avance et 10 minutes à jouer, la messe était dite. Ni l’essai de Rouen sur un ballon porté, ni la dernière pénalité de Pialot, pour son dernier match avec Tarbes, ne changeront quelque chose.
Les Tarbais devaient réagir et c’est chose faite. Si certains s’amuseront à parler d’un effet Philippe Rancoule, le Stado a prouvé qu’il avait plus que les moyens de rivaliser avec les grosses écuries de ce championnat. Et maintenant qu’ils tiennent leur match référence, la seule question qui se pose est : à quoi va ressembler la fin de saison du Stado ?
Tarbes 26 – Rouen 7
MT : 13-0 ; arbitre : M.Caballero (Nouvelle-Aquitaine)
Vainqueurs : 1E Cellier (3), Artaud (70) 2T, 4P (26, 38, 67, 79) Pialot
Vaincus : 1E Malbert (76), 1T Pehau (76)
Evolution du score : 7-0, 10-0, 13-0/16-0, 23-0, 23-7, 26-7
Stado : Pialot, Artaud, Cellier (Mamao, 65), Rawaca, Latorre (Duffau, 62) ; (o) Perez, (m) Millet (Thébault, 50) ; Salman, Matalaweru (Gaubert, 72), Armary (cap.) ; Saint-Guilhem (Peytavi, 79), Peytavi (Soufflet, 60) ; Véa (I.Mirtskhulava, 55), Lamothe (Dolier, 62), Bessonart (L.Mirtskhulava, 55)
Exclu. tempo. : Peytavi (mauvais geste, 34), Pialot (en-avant volontaire, 54)
Rouen : Chayla (Nieto Simon, 50) ; Bureitakiyaca, Boulier, Dachary, Malaret (Debetz, 38) ; (o) Pehau, (m) Campeggia (Cassonnet, 69) ; J. Leleu, Fofana, Laffond ; Ruaud (O. Leleu, 38 puis Mingant, 48), Vernet ; Diallo (Arbelo Garcia, 50), Bonnot (cap.) (Malbert, 62), Clement (Khier, 62)
Exclu. tempo. : Fofana (faute cynique, 39)