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Grève du 2 octobre : « On ne s’en sort déjà plus et à 67 ans, je ne serai plus capable… » : Entre 1 400 et 2 500 personnes manifestent dans les rues de Tarbes


l’essentiel
S’ils étaient moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants ont encore massivement battu le pavé ce jeudi pour davantage de justice sociale et fiscale, la défense des retraites et du pouvoir d’achat.

« Le corps nu »… Une pancarte à double lecture brandie dans le cortège par une retraitée qui en disait long sur l’état des troupes, deux semaines après une première mobilisation et alors que la France tient son Premier ministre mais toujours pas de gouvernement ni de budget. Ce jeudi, si les manifestants étaient moins nombreux que le 18 septembre, entre 1 400 selon les renseignements territoriaux et 2 500 personnes selon l’intersyndicale ont défilé.

Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Andy Barréjot

Des agents de la santé, de l’éducation, des fonctionnaires territoriaux, des salariés du privé (Daher, Alstom), des libéraux, des retraités qui ont donc cheminé de la place de la Bourse à la préfecture où une délégation a été reçue en fin de matinée. « On est là avec notre patron, sourient David et Cédric, municipaux à Capvern, dont le maire défilait aussi. On n’a pas eu de revalorisation du point d’indice depuis des années. Il y a la menace des retraites. On touche à la vie de tous les jours. Et aujourd’hui, on ne s’en sort plus, car il faut faire davantage en étant moins nombreux. » « On réclame plus de moyens pour l’accompagnement des enfants, notamment en situation de handicap. On prône l’inclusion, mais sans nous donner les capacités de la réaliser. Même en ville par exemple, on se retrouve avec des classes à plusieurs niveaux » déplorent Sophie, Hélène et Audrey, enseignante à Lannemezan.

Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Andy Barréjot

Un trio révélateur d’une mobilisation où les femmes étaient présentes en nombre. « On est là parce que la vie est dure et chère », claironnent Laetitia, assistante sociale, et Marina, infirmière. « Quand on est seule avec trois enfants, on ne s’en sort pas. Ça devient impossible pour tout le monde, sans une hausse de salaire. » Et son amie de poursuivre :  » On n’est plus capable de soigner les gens convenablement. On ne peut déjà plus travailler, avec une nomenclature revue à la baisse, des déplacements moins réévalués que d’autres. Et on nous demande de continuer jusqu’à 67 ans. Mais serai-je capable alors de porter des personnes âgées ou de leur mettre des bas de contention. Sauf à brader la prise en charge. »

Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Andy Barréjot

Déjà présents lors de la première manifestation, les kinés étaient encore dans la rue. « On n’est pas augmenté depuis dix ans. On a perdu 20 % de pouvoir d’achat en dix ans, regrette Marie, kiné à Tarbes. On devait avoir une augmentation au 1er janvier, en échange de contreparties, notamment des contraintes pour l’implantation des jeunes praticiens. Mais il n’y a rien. On est en train de créer une santé à deux vitesses avec des professionnels qui vont se déconventionner et ne seront accessibles qu’à certains. À titre personnel, je regrette l’extrême-droitisation des débats. »

Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Andy Barréjot

À l’issue du défilé, David Castebrunet a pris la parole au titre de l’intersyndicale. « Nous refusons qu’on nous vole nos droits et notre avenir. Nous réclamons une réduction des inégalités sociales et fiscales. Nous refusons le doublement des franchises médicales, la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires alors que les services publics sont déjà exsangues, la désindexation des retraites… Le monde du travail n’acceptera plus de reculer encore et encore. » Ni visiblement de se mettre au pas.

Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Moins nombreux qu’il y a deux semaines, les manifestants étaient tout de même entre 1400 et 2500 ce jeudi dans les rues de Tarbes.
Andy Barréjot



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