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ENTRETIEN. Stado :  » On veut montrer un autre visage que celui du match aller « , Alexandre Perez espère prendre sa revanche contre Rouen


Arrivé cet été au Stado en provenance de Perpignan, où il a connu quelques feuilles de matchs avec les pros, Alexandre Perez s’est rapidement imposé comme un élément clé du groupe. Avant le match couperet contre Rouen, le demi d’ouverture revient sur son acclimatation, son rôle dans l’équipe et l’importance de cette rencontre.

Comment s’est passée votre acclimatation à la Nationale après ces années à Perpignan ?

Super bien ! J’ai disputé une dizaine de matchs avec les pros à l’Usap, mais j’ai surtout joué avec les Espoirs. La Nationale, c’est un niveau complètement différent. C’est plus costaud, il y a beaucoup d’impact physique, mais c’est un peu moins rapide que ce que j’ai connu avant. Heureusement, mes expériences en pro m’ont aidé à m’adapter.

Comment s’est passée votre adaptation à Tarbes ?

Franchement, très bien. Je viens du Sud, donc ce n’était pas un trop grand dépaysement. Je m’attendais à un hiver un peu plus froid, mais au final, ça va ! Le groupe est super, j’ai vite trouvé mes marques. En plus, j’avais déjà des copains ici, donc ça a facilité l’adaptation. L’ambiance au sein du club est vraiment agréable et ça permet de progresser plus rapidement.

Vous êtes le troisième meilleur marqueur du championnat et le deuxième réalisateur. Comment avez-vous géré cette prise de responsabilité assez rapide ?

C’est un peu spécial, car tout est allé vite. J’ai enchaîné les matchs et, avec la blessure de Mathieu Berbizier en début de saison, j’ai dû prendre encore plus de responsabilités. Mon poste demande de marquer des points, d’organiser le jeu, donc j’ai essayé de remplir ce rôle du mieux possible. Pour l’instant, ça se passe bien, j’espère que ça va continuer.

Vous parlez de la blessure de Mathieu Berbizier. Est-ce que l’enchaînement des matchs a été difficile à gérer pour vous ?

C’est une adaptation pas évidente, car en Espoirs, on joue environ 12 matchs par saison. Ici, tout s’enchaîne, donc c’est exigeant. Heureusement, Joris (Pialot, NDLR) est arrivé, ce qui me permet de souffler un peu. Mais honnêtement, je ne vais pas me plaindre, car j’aime jouer et enchaîner les rencontres. Ça permet aussi d’acquérir plus d’expérience et de mieux gérer la pression des matchs importants. Depuis que Joris est arrivé, la pression est moins forte à mon poste. Il me soulage davantage grâce à son bon jeu au pied, ce qui me permet de me concentrer sur d’autres aspects du jeu.

Vous êtes un demi d’ouverture très offensif, qui aime attaquer la ligne. Avez-vous toujours été comme ça ?

C’est surtout une philosophie que j’ai depuis tout jeune. À Perpignan, on m’a toujours appris à jouer un rugby offensif. C’est ma force, donc j’essaie de l’exploiter au maximum. Je ne suis pas spécialement un joueur qui s’appuie sur son jeu au pied, même si je sais que c’est obligatoire aujourd’hui. Je travaille tous les jours sur cet aspect du jeu, mais ma priorité reste l’attaque.

L’alchimie entre les arrières semble bien fonctionner. Comment s’est-elle construite ?

C’est à force de travailler ensemble. On est un groupe très jeune, avec une moyenne d’âge de 22-23 ans. On aime le jeu rapide et on adore faire vivre le ballon, donc forcément, ça fonctionne bien. Plus on joue ensemble, plus on se comprend, et c’est ce qui fait notre force. En dehors du terrain aussi, on est une bande de potes et on essaie de passer beaucoup de temps ensemble, ce qui renforce notre complicité. Ça se ressent dans notre jeu.

Ce vendredi soir (19h30), vous recevez Rouen, un match qui s’annonce crucial. Comment vous préparez-vous ?

On sait que ce sera très compliqué. On affronte le leader du championnat, qui descend de Pro D2, et ils nous ont mis 70 points au match aller. Forcément, on appréhende un peu, mais on est aussi très excités. Le stade sera bien rempli, il va faire beau… Tout est réuni pour un grand match. On veut montrer un autre visage que celui de l’aller, surtout devant nos supporters. On a travaillé dur cette semaine pour corriger nos erreurs, donc on a hâte de voir ce que ça va donner sur le terrain.

Vous n’êtes pas habitués à jouer devant autant de supporters à Tarbes. Est-ce une pression supplémentaire ou une source de motivation ?

Plutôt une motivation ! On joue au rugby pour ce genre de matchs. Sentir le soutien du public, c’est galvanisant. On veut rendre fiers nos supporters. Il n’y a rien de mieux que de jouer devant une tribune pleine, ça nous pousse à nous surpasser.



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