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« Il a eu du mal à retrouver sa respiration » : un élève victime du « jeu de l’étranglement » dans son collège


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Un collégien assure avoir été étranglé, en septembre, dans la cour d’un collège de Tarbes. Ses parents ont porté plainte. Trois de ses camarades auraient également connu des strangulations. Le rectorat assure que les établissements scolaires ont été alertés sur « ces pratiques dangereuses ».

C’est une scène qui lui provoque encore des cauchemars. Mardi 9 septembre, vers 13h30, dans la cour du collège Victor Hugo de Tarbes, un collégien affirme avoir été victime de strangulation. Selon lui, trois de ses camarades ont également été étranglés. « Ils jouaient ensemble quand un élève de troisième est arrivé par surprise et par-derrière. L’élève en question les a étranglés un par un jusqu’à ce que l’un des élèves perde connaissance », raconte la mère de l’une des victimes. Son fils de 12 ans, a, selon elle, alerté rapidement la vie scolaire.

« Il a eu du mal à retrouver sa respiration et ses esprits. Mais on ne l’a pas véritablement pris au sérieux, le personnel a parlé d’un jeu et qu’il n’avait pas forcément besoin d’aller chez son médecin », poursuit la maman. Mais quand elle vient récupérer son enfant, elle n’a pas la même vision. « Il était en état de choc et quand je l’ai tout de même conduit chez son médecin, on a remarqué des marques de strangulation au niveau du cou », précise-t-elle encore.

« Le collégien a eu le temps d’étrangler quatre élèves dans la cour ».

La mère de famille ne souhaite pas en rester là : pour elle, cela n’a rien d’un jeu. Elle a déposé une plainte avec son fils au commissariat de Tarbes avant d’être reçue, le jour même, par la principale de l’établissement. « Je regrette cette prise en charge dangereuse de l’incident. Le protocole médical n’a pas été respecté. Le collégien a eu le temps d’étrangler quatre élèves dans la cour, pendant la pause, sans que personne ne s’en aperçoive. S’agit-il d’un défaut de surveillance ? Je m’interroge », regrette la mère de l’une des victimes. Depuis, son fils a peur de retourner au collège. « Il a passé plusieurs nuits compliqués, il a eu du mal à trouver le sommeil et il appréhende de revivre des violences », détaille-t-elle.

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Des collégiens « sans histoire »

« Il y a eu un incident grave qu’il ne faut pas minimiser surtout dans les premiers jours de rentrée scolaire. Il faut s’assurer de la sécurité et de la santé des élèves, travailler sur la prévention pour éviter ces pratiques. Les familles ont été reçues. Le principal est qu’aujourd’hui, les enfants vont bien. Il s’agit d’ailleurs de collégiens sans histoire », fait savoir Anne Miquel-Val, l’inspectrice d’académie des Hautes-Pyrénées. « Un message a été donné aux autres établissements du département concernant la vigilance à tenir », ajoute-t-elle avant de rappeler que le collège Victor Hugo est connu pour « son climat apaisé ».

L’élève a été exclu temporairement

Le collégien accusé d’avoir étranglé ses camarades a fait l’objet d’une mesure disciplinaire. Il a été exclu temporairement de l’établissement suite à un conseil de discipline.

Mardi 10 septembre, un fait similaire s’est produit dans un collège de la Saône-et-Loire. Après un jeu d’étranglement, selon le rectorat de Dijon, un élève de troisième a perdu connaissance avant de s’effondrer. Il a été gravement blessé à la tête.

De son côté, le rectorat de l’académie de Toulouse n’observe pas de « recrudescence particulière des jeux dangereux dans les établissements scolaires de la région ». « Les écoles sont toutefois alertées sur ces pratiques dangereuses, notamment des jeux de strangulation mais également des défis lancés sur les réseaux sociaux. Il y a donc une vigilance toute particulière de la part des personnels éducatifs pour sensibiliser les élèves aux risques liés à ces comportements mais aussi pour les détecter », ajoutent les services du rectorat. Sollicité par notre rédaction, le collège n’a pas donné suite à nos questions.



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