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« Je sais que je dois me soigner » : un conjoint violent et récidiviste emprisonné
Le 25 septembre, un agent d’entretien a prévenu la police après avoir entendu les cris d’une femme provenant d’un appartement à Tarbes. Quatre jours plus tard, le tribunal a jugé son compagnon pour violences conjugales.
Le 29 septembre, le tribunal de Tarbes a jugé en comparution immédiate un homme de 25 ans pour des violences exercées sur sa compagne. L’affaire débute quatre jours auparavant, « lorsqu’un agent d’entretien qui intervenait dans la cage d’escalier d’un immeuble de la ville a alerté la police après avoir été témoin d’une scène inquiétante », a relaté le magistrat rapporteur.
« Le témoin a entendu des cris de femme provenant de l’un des appartements. La femme est sortie, suivie de son conjoint. L’agent lui a demandé si tout allait bien, le conjoint a répondu “oui” avant que le couple ne réintègre le logement », a expliqué le juge. Loin d’être rassuré, le témoin prévient qu’il contactera la police en cas de récidive.
Quelques minutes plus tard, les cris reprennent et le jeune homme lance : « Appelle la police, j’ai un couteau. » L’alerte est donnée et l’homme est interpellé. Sa compagne, âgée de 20 ans, est entendue par les enquêteurs. Elle confie que son compagnon l’a jetée au sol avant de lui porter un coup de pied à l’oreille. Des photos et un certificat médical ont été établis.
Des précédents
La victime précise que les violences durent depuis le début de leur relation, il y a six mois, et que son compagnon s’est installé dans son appartement. En juillet, une précédente intervention policière avait déjà eu lieu après une dispute dans la rue. Cette fois, elle a demandé à son copain de quitter son logement et qu’il lui rende ses clefs. En retour, elle dit avoir reçu des coups. Une femme à sa fenêtre a alerté la police après avoir entendu ses cris. « Plusieurs de vos voisins ont confirmé qu’ils entendaient régulièrement de fortes disputes », a ajouté le magistrat.
Calme dans le box, le prévenu a évoqué une enfance chaotique, alternant entre familles d’accueil et foyers, et reconnu des violences passées sur sa compagne en juillet. « Depuis, j’ai promis à ma grand-mère de ne plus recommencer. Je sais que je dois me soigner, sans ça je n’avancerai pas », a-t-il assuré. Condamné à plusieurs reprises pour violences, notamment sur sa mère, il a assuré aux magistrats vouloir devenir quelqu’un de meilleur.
« On va arriver à un féminicide », s’est inquiété le procureur, qui a requis 12 mois de prison, dont six avec sursis probatoire de deux ans, en plus de la révocation d’un précédent sursis de six mois. Pour la défense, portée par maître Aude Sanvicente, » mon client demande de l’aide à cette audience, il a besoin de soins pour réguler ses anxiétés et ses humeurs. »
Le tribunal a finalement condamné l’homme à 12 mois de prison, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans, et a révoqué quatre mois de sursis. Il a été incarcéré à l’issue de l’audience.