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Tarbes. Sur les traces de Marie Saint-Frai
Saviez-vous que la première maison Saint-Frai n’est pas lourdaise, mais tarbaise ?
L’histoire est assez intéressante.
Marie Saint Frai était une fille bourgeoise, fille d’un tanneur et d’une mère vouée à la religion. Depuis toute petite, on lui avait appris à aller vers l’autre. Lors des repas, on réservait une place pour le pauvre. La petite gardait toujours des morceaux de pain pour les distribuer ensuite. Une vocation était née.
Une fois adulte, elle exprima son désir de consacrer sa vie à la religion. Un souhait accepté par ses parents à une condition : Marie devait attendre le retour de son frère pour le faire. Malheureusement, ce dernier mourut peu après son retour, et sa mère peu après. Elle resta donc auprès de son père, mais ne perdit pas sa volonté de travailler auprès des plus démunis. Elle les nourrissait, les logeait aussi. À la mort de son père, 20 personnes étaient accueillies gratuitement. La tannerie familiale fut vendue et l’argent manqua. Le moment était venu d’entrer dans les ordres. Mais son mentor, Monseigneur Laurence, l’encouragea vers une autre idée. Pourquoi ne pas créer sa propre congrégation ? Une confrérie où ses principes d’accueil et de soutien seraient respectés.
Avec le père Dominique Ribes, elle fonde la « Congrégation des Filles de Notre-Dame des Douleurs » (aujourd’hui la maison Saint-Frai) à Tarbes. Les pauvres et les seniors avaient maintenant un endroit pour vieillir en paix.
« Au fil du temps, des maisons Saint-Frai sont apparues sur le territoire occitan (Bagnères, Lourdes) et au-delà (Arles, Avignon, Jérusalem) », explique Sœur Martine, archiviste et secrétaire de la maison Saint-Frai à Tarbes. « À Tarbes comme aux quatre coins du monde, nous continuons à promulguer le message de Marie : accueil et soutien à tous nos résidents de la maison de retraite et des résidences seniors. »
Une histoire qui s’écrit encore aujourd’hui.