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Mobilisation des agriculteurs : dans les Hautes-Pyrénées, ils choisissent le dialogue avec la préfecture


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Ce vendredi 26 septembre, les représentants des syndicats agricoles ont rencontré le préfet et ont rappelé leurs revendications : des mesures pour en finir avec les prédations, éviter les dégâts des grands gibiers, une irrigation plus confortable…

Dans les Hautes-Pyrénées, point de lisier et de paille. Les agriculteurs ont privilégié les discussions avec les services de l’État en cette journée de mobilisation nationale. Ils avaient prévenu, ce vendredi 26 septembre, ils n’avaient pas programmé d’action.  » Nous n’avons pas souhaité mobiliser dans un contexte compliqué où nos agriculteurs sont dans les champs en train de sauver ce qu’ils peuvent « , commence Jean-Luc Laffonta, membre de la FDSEA 65, devant la préfecture ce vendredi après-midi.  » L’État y échappe pour cette fois mais pas pour longtemps », ajoute-t-il, sourire en coin. Une délégation constituée de représentants syndicaux de la FDSEA et des JA 65 a été reçue par le préfet. Les paysans ont remis leurs revendications sur la table.

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 » Nous avons rappelé que le Mercosur, c’était toujours un non définitif de la profession. On s’interroge sur la réforme de la PAC pour 2027-2034 ainsi que sur le plafond des aides en fonction de la taille de l’exploitation « , poursuit le représentant de la FDSEA. Une bonne nouvelle à noter : la profession agricole devrait avoir une exonération des impôts fonciers.  » On nous l’a promis. Maintenant, je ne sais pas de combien, ni si elle est différenciée « , précise Jean-Luc Laffonta. Il déplore une perte de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires sur les grandes cultures, dans le département.

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Les vautours, le loup…

Grégory Audoin, de la FDSEA, a évoqué le sujet des prédations.  » On est toujours concerné par les attaques de vautour sur les animaux vivants. Ces animaux ont leur place mais on demande une régulation. Surveiller ses animaux du matin au soir, ce n’est pas le travail d’un éleveur « , fait-il savoir. L’éleveur sait de quoi il parle : en août dernier, il a compté jusqu’à 72 vautours rôdant autour de ses vaches, à Hibarette. Les services de l’État ont proposé des mesures d’effarouchement. Mais les conditions ne sont pas encore précisées. Après le vautour, le loup.  » On avance sur le dossier mais on reste encore dans le flou « , intervient Valentin Lassalle-Carrere pour les JA.

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Les dégâts des grands gibiers continuent aussi de poser problème.  » Ils repartent même de plus belle dans la vallée de la Neste, sur le plateau de Lannemezan et dans la vallée de l’Adour. Malgré les efforts des 30 louvetiers du département, la population des grands gibiers continue d’augmenter. On demande l’évolution de la législation, on sait notamment que les tirs de nuit fonctionnent bien « , réagit Thomas Sabathé des JA. Enfin, impossible de ne pas évoquer l’irrigation.  » On a un gâteau qui se réduit avec des parts de plus en plus petites pour les irrigants. Alors que nos besoins d’irrigation des cultures sont de plus en plus importants. Les associations environnementales pensent qu’on privatise l’eau mais c’est faux. On arrive à prélever de l’eau sans impacter le milieu « , conclut Wilfried Dai Pra, jeune agriculteur.



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