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CGT-Municipaux : « C’est l’heure de négocier ! »
Pour la CGT-Municipaux, l’heure des « vraies » négociations est venue. À cause des élections municipales à venir ? Non, parce que la situation l’exige !
Les revendications sont peut-être les mêmes, mais pour la CGT-Municipaux, désormais, l’urgence est là. « La situation est catastrophique, les agents n’en peuvent plus, les démissions pleuvent, dans tous les services, l’ambiance est délétère », assène Gilles Haurie, le secrétaire général, qui précise avoir écrit au courrier en ce sens au maire de Tarbes. « Il est resté sans réponse… Pourtant l’heure est grave, il y a 30 % de précarité chez nos agents, à cause de contrats courts, certains ont 9 heures par semaine, notamment dans l’éducation et la culture et ce sont les femmes qui en souffrent le plus. Bien sûr, tout n’est pas le fait du maire, le gel des salaires, par exemple, est instauré par l’État. Néanmoins, l’ambiance d’autoritarisme pèse sur tout le monde, il y a quelque temps, M. le maire a sermonné en public un agent de la mairie. Ce n’est pas acceptable. Mais c’est dans sa nature, on a vu comment il s’est comporté avec M. Lagonelle ce lundi en conseil municipal. On se croirait au théâtre, mais il faut arrêter ces enfantillages… »
« Changer de méthode »
Pour la CGT, il faut donc changer. Au moins de méthode… « L’autoritarisme est contre-productif, il y a une mauvaise ambiance. Ajoutez des salaires très bas, et vous comprendrez pourquoi les démissions s’enchaînent et pourquoi il est difficile de recruter. Or la population a besoin de service public, d’un service public de qualité, notamment à l’école, ce lieu qui reproduit, voire accentue, les inégalités sociales. Il faut repenser la pédagogie, l’adapter au monde actuel, aux besoins nouveaux. Ainsi que le management, dans cette mairie, il n’y a pas de cap, pas de vision politique à long terme, pas de sens, pas de perspective. » Et même si la CGT « ne fait pas de politique », les élections à venir vont être « un moment de débat. Nous ne nous lancerons pas dans la campagne, mais notre volonté est d’éclairer la population. Une élection, c’est un moment de vérité. Maintenant, sans préjuger du résultat du procès qui attend M. le maire et quelques autres, on en tiendra compte. Et on posera la question de savoir quelle démocratie on veut. »
« Un moment de vérité »
« Et c’est aux citoyens de s’engager, de porter leurs problèmes sur la place publique, le mouvement du 10 septembre a montré qu’il y avait une volonté. Et nous nous inspirons des questions qu’ils ont mises en avant. » Parce que le « combat » de la CGT-Municipaux dépasse finalement le seul cadre de la collectivité communale. « Nous ne faisons pas de politique (même si l’échange a débuté par un soutien à la Palestine…), mais nous pouvons être les porte-parole de tous ces Tarbais, il y a un bouillonnement social en ce moment. Et nous irons à la rencontre des partis politiques pour traduire ces inquiétudes. Enfin, tous les partis sauf le RN et l’UDR de M. Ciotti… Nous pensons que le moment d’un vrai débat est venu. » Questionné sur la situation du TGB, Gilles Haurie s’est posé une question : « Au conseil municipal, M. le maire a dit que l’on pouvait douter de la sincérité des comptes du club. Dans ce cas, puisque de l’argent public a été investi, et massivement, pourquoi n’a-t-il pas fait un signalement ? » Pas de politique, vraiment ?