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Élections municipales à Tarbes. Manifestation contre la venue de Louis Aliot : « Les idées du RN n’ont pas leur place à Tarbes »


l’essentiel
Un peu plus de 200 personnes ont manifesté ce mercredi soir à proximité du parc des Expos de Tarbes où se déroulait le meeting de campagne d’Eric Peyrègne (UDR), tête de liste de « Tarbes, le temps du changement » soutenu par Louis Aliot, vice-président du RN. Une centaine de manifestants se sont approchés pour siffler les participants à la réunion politique.

« Pas de fachos à Tarbes. On ne veut pas des idées du Rassemblement national ici… » Daniel Membre du bureau du syndicat Solidaires a participé ce mercredi en fin d’après-midi à la manifestation pour dénoncer la venue de Louis Aliot, vice-président du RN venu soutenir l’entrée « officielle » en campagne d’Eric Peyrègne, tête de la liste « Tarbes, le temps du changement », investi par l’union des droites pour la République (UDR) d’Eric Ciotti et le RN de Marie Le Pen et Jordan Bardella.

« Il est très important que nous soyons là pour soutenir les camarades présents. C’est ensemble qu’on est fort contre l’extrême-droite » affirme encore Daniel. « Il était important qu’on exprime nos opinions opposées au RN. Il n’est pas envisageable de laisser prospérer les propos et l’idéologie du RN » ajoute Marion également membre de Solidaires. Comme eux, une centaine de personnes ont décidé de quitter le rond-point de Trélut-Ormeau où le rassemblement contre le RN a démarré pour se rapprocher du parc des Expos. Une progression contenue par les forces de police dont l’objectif était d’empêcher les contacts directs entre les partisans d’Eric Peyrègne, de l’UDR et du RN et les manifestants. Ce qui n’a pas empêché les seconds de siffler les premiers à leur arrivée à la réunion politique. Quelques militants invités au meeting ont salué les manifestants de signes de main provocateurs.

Les opposants au RN et à l’UDR ont tenu le pavé en chantant et en interpellant les partisans de « Tarbes, le temps du changement ». « Tout le monde déteste les fascistes, tout le monde déteste les fascistes… » ont-ils scandé à de nombreuses reprises. Les manifestants, dont quelques-uns ont essayé de provoquer les policiers, se sont dispersés dans le calme peu avant 20 heures.

PLus de 200 personnes sur le rond-point

Plus tôt dans l’après-midi, un rassemblement a réuni plus de 200 personnes au rond-point Trélut-Ormeau. L’occasion pour un collectif composé de syndicats, de partis politiques de gauche et de mouvements progressistes (CGT, FSU, PCF, PS, Ligue des droits de l’homme, Solidaires, Conf paysanne, Générations, Collectif des droits des femmes, CNT LFI) d’afficher leur opposition à la venue de Louis Aliot (RN). Eric Ciotti (UDR), reçu à Matignon par le Premier ministre Sébastien Lecornu, n’a finalement pas fait le déplacement jusqu’à Tarbes.

« Nous savons ce que le RN porte comme valeur, comment ils ont voté contre l’augmentation du SMIG, par exemple » a affirmé Sylvie Ferrer, la députée LFI des Hautes-Pyrénées ceinte de son écharpe tricolore. Sur le rond-point, toutes les nuances locales de la gauche étaient présentes, preuve qu’elle parvient à s’unir quand nécessaire. Pour Hervé Charles, PCF et candidat aux municipales, « nous sommes contre les idées d’extrême droite. Et il n’est pas banal que des personnalités nationales d’extrême droite viennent à Tarbes. On ne se trompe pas d’ennemi. Ce serait bien qu’o soit rassemblé à gauche » affirme-t-il notamment. Un rassemblement de la gauche qui satisfait David Castebrunet (FSU) : « Le RN a horreur des syndicats, l’extrême droite a horreur qu’on s’attaque aux riches, elle prône des valeurs de haine contre les travailleurs immigrés pourtant bien utiles. Le RN remet en cause la justice quand Marine Le Pen est condamnée…. » 



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