Actualités Hautes-Pyrénées
Aéroport Tarbes-Lourdes Pyrénées : les collectivités en formation serrée pour la poursuite de l’exploitation
L’aéroport TLP sort-il des turbulences ? Si la rivalité avec la plateforme paloise semble atténuée, la question du financement de l’Obligation de Service Public reste sur la table. Et ça discute ferme…
Les turbulences autour de l’aéroport Tarbes-Lourdes Pyrénées sont-elles apaisées ? En grande partie, oui, mais il reste des points à éclaircir. Depuis des mois, les partenaires, essentiellement les collectivités locales, Région, Département, CA-TLP, autour du syndicat Pyrénia, se démènent pour maintenir la ligne Tarbes/Orly au travers de l’OSP.
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Il faut se souvenir que du côté béarnais, on essayait de « déshabiller » la plateforme bigourdane, mais un pacte de « non-agression » a été récemment conclu, avec la perspective d’une OSP commune. Une nouvelle réunion du comité de pilotage bigourdano-béarnais est prévue la semaine prochaine et c’est à cet effet que les acteurs locaux, Michel Pélieu, Gérard Trémège et Carole Delga, en leurs qualités respectives, se sont rencontrés mercredi.
« C’est l’union qui prime »
Pour Carole Delga, c’est l’union qui prime. « Le rapprochement avec Pau est une nécessité, on a eu un grand travail en amont pour présenter une position commune, souligne-t-elle, tout simplement parce que l’aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées a un positionnement un peu particulier. C’est un aéroport qui offre une ligne quotidienne, avec des horaires bien adaptés, vers Paris-Orly. C’est essentiel en termes de désenclavement, je sais que par le train, Paris est à plus de 5 h 30 de Tarbes. C’est donc un outil essentiel de développement économique, et ça a du sens, la zone aéroportuaire est un poumon industriel avec Daher, la zone d’activités. L’autre spécificité de l’aéroport TLP, c’est Lourdes et le trafic lié aux pèlerinages, mais plus largement la fréquentation touristique. En clair, l’aéroport TLP c’est la porte d’entrée des Pyrénées. À ce sujet, il faut souligner l’excellente collaboration avec Volotéa, qui offre non seulement la liaison quotidienne vers Paris, avec un aller et retour dans la journée, mais aussi tout un panel de destinations vers toute l’Europe, et l’un ne va pas sans l’autre. »
« L’OSP est nécessaire »
De fait, la présidente de la région Occitanie défend l’aéroport bigourdan. « Maintenant, le principe de l’OSP commune est acté, les turbulences sont derrière nous. Maintenant, il faut revoir la répartition du financement de cette OSP. »
Et c’est là que les élus des collectivités locales grincent un peu des dents, la région Occitanie, désireuse d’économiser ses deniers, va réduire sa participation, de 51 à 35 %, ce qui entraîne une hausse de celles du Département et de la CA-TLP de 24,5 à 30 %.
Et quand on parle de volumes, c’est quand même une histoire de 21 M€ sur 4 ans, rediscussion en juin 2026, ce qui est loin d’être neutre. L’OSP est nécessaire, pour ne pas dire vitale pour notre territoire, l’union entre les partenaires aussi. Mais il faudra mettre la main à la poche, et ça se fera. Après tout, ce n’est pas pire que le financement de la LGV Sud-ouest, très onéreuse, et qui ne nous concernera qu’à la marge. L’union, c’est bien, mais quand c’est à sens unique…