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Pyrénées – Le collectif des victimes de Garaison s’indigne car le diacre Claude Lacroix a repris du service ponctuellement
Le collectif des victimes de Garaison exprime son choc et sa désapprobation après la reprise ponctuelle du diacre Claude Lacroix, alors que l’enquête sur les faits de violences et agressions sexuelles n’est pas encore close. Le collectif critique également la tenue d’une réunion interdépartementale dans l’établissement Notre Dame de Garaison au cœur de cette affaire.
Le 28 octobre 2025, le collectif des victimes de Garaison a publié un communiqué pour exprimer son incompréhension face à la décision du diocèse de Tarbes – Lourdes de permettre à Claude Lacroix, diacre suspendu, de reprendre certaines fonctions « selon les besoins du service ». Dans le communiqué, le collectif rappelle avoir salué la décision initiale de suspension et regrette de constater que des « aménagements de ce type » soient désormais possibles.
« Nous avions félicité publiquement l’évêché pour sa décision et nous pensions naïvement que Mgr Micas attendait, comme nous, les conclusions de l’enquête avant de réintégrer M. Lacroix dans ses fonctions », souligne le collectif, qui demande que le diacre n’exerce aucune fonction ni responsabilité tant que l’enquête n’est pas terminée.
Une réunion interdépartementale critiquée
Le collectif dénonce également la tenue d’une réunion interdépartementale d’établissements catholiques à Garaison, le 15 septembre 2025, en présence des évêques du Gers et des Hautes-Pyrénées. Les organisateurs ont justifié le choix du lieu par « un souci de parité », puisque la réunion s’était tenue l’an dernier à Masseube, dans le Gers. Pour le collectif, organiser un événement dans un établissement faisant l’objet d’une enquête pour des violences physiques, des viols et des agressions sexuelles ne devrait pas être une priorité.
Les propos de Mgr Micas et la réaction du collectif
L’évêque de Tarbes, Mgr Micas, est cité dans l’article comme déclarant : « Tout est mêlé, un passé souvent caricaturé, mais, hélas, pas exempt de problèmes parfois graves ; un présent où se mêlent fantasmes, peurs irrationnelles, intentions hostiles à l’école, prête à faire feu de tout bois… » Le collectif des victimes interprète ces propos comme une tentative de conciliation générale au détriment des victimes : « Ce message s’apparente à la technique du ‘en même temps’, destinée à tenter de satisfaire tout le monde, sauf les victimes, évidemment ! »
Un appel à la prudence et à la justice
Dans son communiqué, signé par Philippe Sarlat, le collectif rappelle sa priorité : la protection des victimes et le respect du processus judiciaire. Il insiste pour que Claude Lacroix reste sans responsabilité jusqu’à la fin de l’enquête et que l’attention des autorités soit portée sur la sécurité et la justice plutôt que sur l’organisation d’événements institutionnels.
« Le collectif des victimes de Garaison a appris, à la lecture d’un article paru le 27 octobre 2025, que le diacre Claude Lacroix a repris du service. Nous apprenons également qu’une suspension peut être « levée » ponctuellement selon « les besoins du service ».
Nous avions félicité publiquement l’évêché pour sa décision et nous pensions naïvement que Mgr Micas attendait, comme nous, les conclusions de l’enquête avant de réintégrer M. Lacroix dans ses fonctions. Ce jour, nous sommes choqués que des aménagements de la sorte puissent exister. Nous avons une pensée pour tous nos camarades qui sont ses victimes. Nous demandons que M. Lacroix n’ait aucune fonction ni responsabilité le temps de l’enquête et de ses suites.
Nous tenons également à désapprouver la réunion interdépartementale d’établissements catholiques qui s’est déroulée, en présence des évêques du Gers et des Hautes-Pyrénées, à Garaison, le 15 septembre 2025. Selon l’article, les organisateurs évoquent « un souci de parité » puisque l’an passé, cette réunion avait eu lieu à Masseube, dans le Gers. Organiser une réunion dans un établissement qui fait l’objet d’une enquête pour des violences physiques, des viols et des agressions sexuelles ne semble pourtant pas être la préoccupation première.
Selon les propos de Mgr Micas, rapportés dans l’article : « Tout est mêlé, un passé souvent caricaturé, mais, hélas, pas exempt de problèmes parfois graves ; un présent où se mêlent fantasmes, peurs irrationnelles, intentions hostiles à l’école, prête à faire feu de tout bois… »
Ce message s’apparente à la technique du « en même temps », destinée à tenter de satisfaire tout le monde, sauf les victimes, évidemment ! »
Philippe Sarlat, pour le collectif des victimes de Garaison.
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