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Intoxication au monoxyde de carbone : quatre personnes hospitalisées, dont une à Toulouse


Une fuite de monoxyde de carbone dans une maison de Tarbes a conduit à l’hospitalisation de quatre personnes ce mercredi 29 octobre 2025. L’origine de l’intoxication pourrait être liée à une chaudière à gaz défectueuse.

Les secours ont été engagés peu avant 18h, ce mercredi 29 octobre, à Tarbes, après un appel au Samu. Un jeune homme de 19 ans, qui ne se sentait pas bien, a alerté les services d’urgence. À leur arrivée dans une maison de la ville, les sapeurs-pompiers ont vu leur détecteur de monoxyde de carbone se déclencher, confirmant la présence du gaz toxique.

Sept personnes se trouvaient alors dans cette habitation. Trois, situées à l’étage, présentaient des taux de monoxyde de carbone faibles. En revanche, les quatre occupants du rez-de-chaussée montraient des signes d’intoxication manifeste.

Quatre victimes prises en charge, dont une évacuée à Toulouse

Les secours ont immédiatement pris en charge les victimes. Trois d’entre elles ont été transportées à l’hôpital de Tarbes. La quatrième, dont l’état nécessitait un traitement spécialisé, a été héliportée vers l’hôpital de Toulouse-Purpan, qui dispose d’un caisson hyperbare permettant de traiter les intoxications graves au monoxyde de carbone.

La chaudière à gaz du logement pourrait être à l’origine de l’émanation du gaz. Une enquête technique devra confirmer cette hypothèse.

Un gaz invisible mais mortel

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz incolore, inodore et hautement toxique, produit par une combustion incomplète, quel que soit le combustible utilisé (bois, gaz, fioul, charbon, etc.). Il se diffuse très rapidement dans l’air ambiant. Chaque année, il est responsable d’une centaine de décès en France.

Les autorités sanitaires recensent environ 1 300 épisodes d’intoxication accidentelle au monoxyde de carbone chaque année, impliquant près de 3 000 personnes.

Des causes multiples et souvent cumulées

Les intoxications surviennent le plus souvent à cause : d’une mauvaise évacuation des fumées (conduit obstrué ou mal entretenu) ; d’une ventilation insuffisante des pièces ; d’un défaut d’entretien ou d’une vétusté des appareils de chauffage ou encore d’un usage inapproprié d’appareils conçus pour l’extérieur (groupes électrogènes, braseros, chauffages d’appoint…).

Les conditions météorologiques hivernales aggravent ces risques, notamment lorsque les habitants utilisent des moyens de chauffage de fortune.

Reconnaître les signes d’intoxication

Les symptômes les plus fréquents sont : maux de tête, vertiges, nausées, sensation de faiblesse ; troubles digestifs (vomissements sans diarrhée) ; dans les cas graves : essoufflement, troubles de la vision, confusion, convulsions, voire coma.

Les médecins rappellent que ces signes peuvent être confondus avec une grippe ou une gastro-entérite. Si plusieurs personnes présentent simultanément ces symptômes dans un même logement, il faut immédiatement aérer, évacuer et appeler les secours (15, 18 ou 112).

Prévenir plutôt que guérir

Des gestes simples permettent de réduire les risques : faire entretenir chaque année ses appareils de chauffage et de production d’eau chaude ; aérer quotidiennement les pièces, même en hiver ; ne jamais obstruer les bouches d’aération ; ne pas utiliser d’appareils de fortune à combustion en intérieur ; et installer un détecteur de monoxyde de carbone certifié.

Les autorités sanitaires rappellent que la vigilance est particulièrement nécessaire en automne et en hiver, périodes durant lesquelles les intoxications au monoxyde de carbone sont les plus nombreuses.



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