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Fest-Nov, le nouveau festival de danse à Tarbes : les coups de coeur des organisateurs


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C’est un nouveau pari : un festival autour de la danse, à Tarbes, du 3 au 9 novembre. Voici les coups de coeur de la programmation de ce Fest-Nov.

C’est un nouveau rendez-vous qui promet un beau pas de deux. Le Parvis, La Soulane, Traverse et Dans6T ont conçu Fest-nov, un festival pour célébrer la danse une semaine durant, du lundi 3 novembre au dimanche 9 novembre, dans plusieurs sites du département. « Le projet est né d’une envie d’expérimenter, de mutualiser et de donner de la visibilité à un format de la danse contemporaine qui n’est pas forcément adapté aux grosses scènes « , souligne Sophie Puscian, administratrice au Parvis.

Elle reprend :  » La programmation est issue d’un travail à quatre mains. Il faut dire que dans les Hautes-Pyrénées, la danse a déjà un terreau particulièrement fertile « . Preuve en est : les deux chorégraphes Claire Lamothe et Anna Tierney qui proposeront leurs sorties de résidence. La première, originaire de Bagnères-de-Bigorre, à la tête de la compagnie HBBB, donnera également un atelier guidé le vendredi 7 novembre. La deuxième, de Tarbes, est désormais installée à Bruxelles, fera danser les participants lors d’un atelier, le dimanche 9 novembre.

De Betty Tchomanga, à Leïla Ka en passant par Stéphanie Fuster, chaque organisateur a son coup de coeur. En commençant par La Soulane, ce tiers-lieu écro-créatif et culturel installé à Jézau.  » J’ai une sensibilité particulière pour le travail d’Ondine Cloez. Elle est très fine, drôle et impertinente dans la manière d’aborder les sujets « , explique Emmanuelle Santos la présidente du tiers-lieu. Ondine Cloez, chorégraphe et danseuse basée à Bruxelles dévoilera notamment  » The first word of the firt poem of the first collection is basket « . Une pièce au titre à rallonge pour dire avec simplicité l’invisible et l’indicible, le samedi 8 novembre, à 15 heures, à Bagnères-de-Bigorre.

Une danse du ventre au masculin

Chez Dans6T, on affectionne particulièrement le travail d’Adélaïde Desseauve autour du krump. La danseuse partagera lundi 3 novembre son parcours avec un focus spécifique sur le krump, donc, cette gestuelle urbaine. Dans les favoris de l’association, il y a aussi le spectacle jeune public Mukashi Mukashi (Il était une fois) de Valentine Nagata-Ramos, le mercredi 5 novembre au conservatoire Henri Duparc.  » Elle pose la question de l’adoption en partant de sa propre histoire qui démarre au Japon et passe par une famille française « , soulève Aurélie Blain de Dans6T.

Mention spéciale, aussi, pour cette danse du ventre masculine, portée par Moad Haddadi dans Nari Chtaht, le vendredi 7 novembre à Dans6T.  » Dans un solo, ce danseur marocain explore la danse autour du ventre. Comment danser quand ce n’est pas une priorité ? En arabe classique, Nari Chtaht veut dire mon feu mais aussi, la honte d’avoir dansé. Le danseur s’interroge sur ce rapport à la danse quand on cherche à remplir son ventre « , analyse Bouziane Bouteldja, le fondateur de Dans6T.

Enfin, le spectacle Histoire(s) décoloniale(s) de Betty Tchomanga est aussi attendu, le mardi 4 novembre à l’école supérieure d’art et de design.  » L’oeuvre traite de la mémoire avec une grande douceur et beaucoup de beauté. Que reste-t-il de nos villages ? De nos morts, de nos aïeuls ? « , glisse Sophie Puscian.

Le reste de la programmation est à retrouver sur le site du Parvis www.parvis.net



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