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Rugby. Gérard Trémège, maire de Tarbes : « Sans un partenariat fort, l’avenir du Stado-TPR n’est pas assuré »


Lors du dernier conseil municipal, une subvention exceptionnelle de 60 000 € au profit du Stadoceste tarbais a été votée par les élus. Ce qui a entraîné un petit débat autour de l’avenir du club…

Une subvention exceptionnelle de 60 000 € a donc été votée au bénéfice du Stado-TPR. Vu l’ampleur de la somme, les élus ont voulu en savoir plus. Ainsi, Hervé Charles (TCES) a demandé : « Est-ce une nouvelle rallonge budgétaire ou une aide destinée aux équipes de jeunes, qui fonctionnent très bien ? Nous allons voter cette subvention, il faut aider le club, mais vu le précédent du TGB, nous nous demandons si nous avons accès aux comptes ?  » Gérard Trémège a aussitôt répondu : « C’est une aide destinée à l’association, dont les équipes de jeunes ont eu des résultats exceptionnels, quasiment toutes les équipes sont arrivées en finale, ce qui a entraîné des frais non prévus. Cette subvention est donc une manière de saluer ces résultats. » Mais en matière d’avenir du club, sous sa forme actuelle, le maire s’est montré plus prudent, c’est le moins que l’on puisse dire.

« Sans partenaire, c’est compliqué »

« Oui, contrairement au TGB, dont nous n’avions aucune nouvelle, nous avons eu accès aux comptes du club et de l’association, nous avons pu examiner les bilans, que nous avons soumis à un expert-comptable. Je peux vous dire qu’à la date du 30 juin, les comptes sont à l’équilibre, il y a même un tout petit excédent. »

Puis, très vite, il a ajouté : « Mais l’avenir n’est pas assuré. Il faut savoir que les dernières dépenses ont été réglées par Lionel Terré, l’ancien président, sur ses propres deniers, comme il s’y était engagé. Et ça se monte à des centaines de milliers d’euros. Comme ses prédécesseurs, Antoine Nunès et Jacques Tarrène qui ont eux aussi soutenu le club avec leurs deniers, il a rendu un club dont la situation est saine, et je tiens à les saluer. Mais le Stado-TPR peut-il subsister sans le soutien de Lionel Terré, ou d’un autre président qui paye de sa poche ? Sans un partenariat fort, l’avenir du Statdo-TPR est pour le moins hypothéqué. »

Une restructuration en profondeur

Et l’idée d’une restructuration commence à devenir de plus en plus plausible. « Je souhaite une fusion de la SASP (qui gère le club pro, NDLR) et de l’association (qui gère l’école de rugby, la formation des jeunes), afin de créer, une structure qui puisse devenir attractive pour les partenaires. » Et davantage « lisible », sans doute.

Bruno Larroux, grand connaisseur du club, s’est également exprimé : « Il faut écraser la SASP au profit de l’association, c’est la seule solution pour sauver l’association et donc l’ensemble. »

Une méthode que d’aucuns pourraient trouver brutale et qui selon certains, signerait la fin du rugby professionnel à Tarbes. Joint au téléphone, Bruno Larroux a remis l’église au centre du village. « Pas du tout ! À l’origine, les clubs qui jouaient en Pro D2 avaient l’obligation de se constituer en SASP (Société Anonyme Sportive Professionnelle), ce n’est pas nécessaire pour évoluer en Nationale, d’ailleurs c’est le cas de Narbonne, qui a quitté ce statut, pour redevenir une entité associative. Ce qui n’empêche en rien que le club engage des joueurs professionnels. Et puis, dernier point, qui n’est pas négligeable, je rappelle que c’est l’association qui détient les droits sportifs, et non la SASP. »

En clair, on peut s’en passer… D’autant que le statut associatif permet plus de latitude pour les subventions, le mécénat, le sponsoring. La suite au prochain épisode, sans doute assez rapidement.



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