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PORTRAIT. Rugby amateur : Marc Mathedarré, le rugbyman troubadour d’Argelès-Gazost
Joueur à Argelès-Gazost, Marc Mathedarré montre la voie à ses équipiers sur le terrain et donne de la voix pour son autre passion : le chant polyphonique bigourdan.
Marc Mathedarré est originaire de Gazost où il y fait l’élevage de brebis. Il n’a commencé le rugby qu’à l’âge de 18 ans à l’US Argelès afin de passer des bons moments avec ses copains et il a eu la joie avec eux de remporter le titre de champion Armagnac Bigorre juniors. Puis avec la réserve d’Argelès il a pu soulever le trophée du challenge de l’Espoir. Il occupe le poste de pilier et après 6 ans qu’il a consacré à construire sa maison, il a repris le rugby cette année. Mais dans un agenda des plus remplis, Marc Mathedarré a une autre passion : le chant.

Passion familiale et scène nationale
En effet c’est son père Claude qui lui a donné l’envie de commencer à chanter à l’âge de 16 ans dans l’association Canta Se Gausas crée par Bastien Miqueu. Ensuite avec sept autres amis il a intégré le groupe Allegria où il chante en Français et en Occitan qu’il a appris en écoutant parler ses grands-parents. Il n’a jamais appris la musique c’est donc à l’oreille qu’il chante des chants traditionnels bigourdans ou béarnais.
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Si avec son groupe il participe à des baptêmes, des mariages et des fêtes de village, il a eu la joie d’aller en Alsace représenter l’Occitanie à l’émission de télévision, « Quel sera le meilleur chant folklorique de France ? » et avec ses copains ils sont même arrivés en finale. Mais son meilleur souvenir c’est qu’avec son groupe ils ont passé 5 jours en Sardaigne pour participer à un festival de chants dans les rues du petit village de Santu Lussurgiu.
À 35 ans père d’une fille et d’un garçon même si le rugby tient une grande place dans sa vie, pour Marc « physiquement même si mon métier me maintient en forme c’est compliqué d’enchaîner les matchs à un bon niveau alors c’est plus sage pour moi de bientôt ne plus me consacrer qu’à la polyphonie. »
Grâce à lui et ses amis, ni le rugby et encore moins le patois bigourdan ne sont pas près de disparaître.