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Le collectif « Osons le train » en lutte pour le retour des trains à Bagnères-de-Bigorre : mobilisation devant la préfecture le 14 novembre
La réouverture de la ligne ferroviaire Bagnères-de-Bigorre suscite l’espoir. Le collectif « Osons le train » organise un rassemblement le 14 pour relancer ce projet. Le train, solution écologique, pourrait transformer la mobilité locale.
Le train entrera-t-il à nouveau en gare de Bagnères-de-Bigorre ? Les membres du collectif « Osons le train » l’espèrent bien. Ils poursuivent leur mobilisation pour voir un jour la ligne Bagnères-de-Bigorre, Tarbes, Riscle, Mont-de-Marsan, reprendre du service. Le 14 novembre prochain, le collectif « Osons le train » organise un rassemblement devant la préfecture des Hautes-Pyrénées pour demander la remise en service de l’axe ferroviaire. Les militants bigourdans du train accueilleront des délégations venues du Gers et des Landes.
« Nous avons demandé audience au préfet des Hautes-Pyrénées. Il ne pourra pas nous recevoir ce jour-là mais on devrait le voir courant décembre » explique Hervé Buffat, PCF.
À l’heure du combat contre le réchauffement climatique, le train paraît être une solution pertinente aux yeux du collectif « Osons le train ». « L’impact du train en termes de rejet de CO₂, c’est dix-sept fois moins que l’autocar et cent fois moins que l’automobile », rappelle Hervé Buffat.
« Cette ligne existe. Sa remise en service serait un service pour les transports du quotidien : les déplacements domicile-travail, le tourisme, le thermalisme. Par rapport au dérèglement climatique, il n’y a pas d’autre alternative au tout route », insiste Hervé Buffat, lui-même ancien cheminot.
Et puis il y a l’économie avec l’usine CAF à Bagnères qui construit des tramways. « Aujourd’hui, des pièces arrivent en train jusqu’à Tarbes avant d’être embarquées sur des camions pour rejoindre Bagnères », déplore Michel Chapeu.
« L’État est propriétaire du réseau ferroviaire, c’est à lui de prendre en compte cela. On ne peut plus faire comme si c’était utopique. Certes ce sont des investissements très lourds mais combien coûte la construction d’autoroutes ou de routes à quatre voies ? » interroge Hervé Buffat qui pointe également le succès de la ligne Montréjeau-Luchon rouverte récemment. « Et puis il peut y avoir des pistes de financement comme de l’argent venu des autoroutes. Il faut peut-être réfléchir une nouvelle fois à une éco-taxe sur les poids lourds. »
Pour rendre les choses plus concrètes, les militants du collectif « Osons le train » travaillent pour que la ligne Bagnères-Mont-de-Marsan soit retenue comme prioritaire dans le cadre du CPER, contrat de plan État-Région.