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« Arrête, tu vas me tuer » : à Tarbes, Mickaël condamné pour violences conjugales malgré les dénégations de la victime
Le cri d’une femme alertant ses voisins a conduit la police à intervenir dans un foyer avec enfants. Malgré les dénégations du couple, les traces de coups ont pesé au procès. Le prévenu écope d’une peine d’amende et d’un stage obligatoire.
« Arrête, tu vas me tuer ». Dans la nuit du 3 mai 2024, ce cri d’une femme est entendu par leurs voisins. Ces derniers ont aussi repéré des bruits de coups sourds et ont appelé la police. Les policiers se présentent au domicile du couple avec enfants. Ils frappent plusieurs fois à la porte. Pas de réponse. Derrière la porte, ils perçoivent des chuchotements et des petits pas feutrés. Au bout de quelques minutes, ils décident d’enfoncer la porte. La femme présente un gonflement et une griffure au visage. Le compagnon est caché sous les draps de son lit avec ses enfants.
Mickaël nie avoir commis des violences sur la mère de ses enfants. « Elle a des traces permanentes sur le visage ». La présidente Lucile Pichenot lui demande alors quel est l’intérêt des voisins d’appeler la police. Il explique en substance qu’ils se plaignent tout le temps, qu’on fait du bruit, qu’ils sont jaloux de leur train de vie. La présidente Pichenot lui rétorque qu’à ce moment-là, il n’y avait plus de musique. Sa compagne Gwendoline vient dire à la barre qu’elle « n’a pas pris de coup ». Les traces sur son visage, c’est de l’eczéma. La griffure, c’est son bébé.
Sylvain Chardenoux, vice-procureur, rappelle que « les violences dans un couple sont interdites. Un couple ne fonctionne que dans le respect ». Il précise qu’en dépit des dénégations de la victime, l’action pénale a été engagée au nom de la société. « Il importe pour le prévenu de prendre conscience que les violences doivent cesser, surtout quand il y a des enfants ».
Me Denise Pombieilh, avocate de Mickaël, plaide la relaxe. Elle évoque une sorte de « complot du voisinage », rappelle que la victime « a des traces permanentes au visage ».
Le tribunal a condamné Mickaël à 60 jours-amende à 10 € et à effectuer un stage de sensibilisation pour les auteurs de violences conjugales.