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« C’est comme un sifflement qui est passé à une vitesse folle devant nous » : deux promeneurs échappent de peu à un tir
Dimanche 2 novembre, un couple de randonneurs a eu une belle frayeur dans le bois du commandeur, à Bordères-sur-Echez (Hautes-Pyrénées). Il raconte avoir échappé de peu au tir d’une arme à feu.
Elle n’est pas près de reprendre le chemin du bois du Commandeur, à Bordères-sur-Echez (Hautes-Pyrénées). Ce dimanche 2 novembre, en milieu d’après-midi, Ambre a eu une belle frayeur sur le sentier alors qu’elle se baladait avec son compagnon.
« On se promenait avec notre chien, allée des Chênes. C’est une promenade que j’ai découverte il y a seulement deux semaines et que j’affectionne particulièrement car elle est assez fréquentée et familiale. Mais ce jour-là, nous n’avons pas le temps de faire plus de 300 mètres après avoir garé notre voiture « , raconte la Tarbaise de 19 ans.
Au bout de 5 minutes de promenade, le couple commence à entendre des détonations. « Je ne suis pas à l’aise et je le dis à mon copain mais on poursuit quand même, doucement et prudemment », se souvient la jeune femme handicapée après un accident de la route. Et puis : « C’est comme un sifflement qui est passé à une vitesse folle devant nous, je dirais à environ 5 mètres de distance. Comme un trait express. Le projectile est allé se loger près d’un arbre ».
Pas le temps d’aller chercher dans les feuillages et identifier s’il s’agit d’une bille, d’une balle ou d’un plomb : le couple se jette au sol. « J’étais terrifiée. J’ai crié pour que ça s’arrête. Les détonations résonnaient toujours alors on a avancé jusqu’à trouver refuge derrière un arbre », continue la jeune femme. Ici, le couple reste quelques instants adossé à l’arbre avant de récupérer le chien.
Aucun panneau de chasse
« On a croisé le chemin d’une famille et on en a profité pour leur indiquer qu’on venait de voir un tir de très près, qu’il n’était peut-être pas prudent de se promener dans les parages avec des enfants », intime Ambre. Les deux promeneurs ne se posent en tout cas pas d’autre question : ils appellent les policiers qui envoient une patrouille.
Mais, trop inquiet, le couple décide de rebrousser chemin et de ne pas attendre l’équipage des forces de l’ordre. « On a pris la route en sens inverse en s’écartant du sentir, pensant limiter les risques, en essayant de s’enfoncer dans la forêt pour avoir un peu de protection. À la voiture, j’en pleurais de peur. On ne s’est pas retourné et cette balade, on ne la fera plus jamais », lâche la promeneuse, amère. Surtout qu’en arrivant elle avait bien pris le soin de regarder les abords. « On se promène souvent à la campagne le week-end et on regarde toujours s’il n’y a pas de panneau de chasse en cours. Au bois du commandeur, ce dimanche, rien du tout, on n’a rien vu, pas de panneau, pas de voiture de chasseur, personne avec un gilet fluorescent », déclare Ambre, surprise. Elle n’a pas déposé plainte. Impossible pour l’heure de savoir d’où provenait ce tir. En attendant, la Tarbaise a fait une croix sur le bois du Commandeur.