Actualités Tarbes

Tarbes – Rugby – Irakli Mirtskulava veut un sursaut du Stado face à Chambéry : « Certains jouent même blessés »


Avant la réception de Chambéry ce vendredi soir à 19h au stade Maurice-Trélut à Tarbes, l’entraîneur du Stado TPR, Irakli Mirtskulava, fait le point sur une équipe encore combative. Malgré les absences nombreuses, notamment dans le pack, le technicien refuse toute excuse et appelle ses joueurs à un engagement total pour relancer la dynamique.

Le Stado Tarbes-Pyrénées-Rugby aborde ce rendez-vous vendredi soir contre Chambéry au Stade Maurice Trélut avec de nombreux absents, particulièrement dans les lignes avant. « Oui, il y a beaucoup de blessés, mais l’espoir, on l’a toujours », affirme d’entrée Irakli Mirtskulava. « L’espoir, s’il n’y a pas, ça, c’est très grave. »

Malgré un effectif diminué, le coach préfère insister sur l’état d’esprit du groupe plutôt que sur les manques : « Perdre notre talonneur et capitaine, Florian Lamothe, c’est dur, mais ce ne doit pas être une excuse. Si en tant qu’entraîneur je commence à chercher des excuses, je ne suis pas à ma place. »

Un renfort tout de même viendra consolider le pack tarbais : le retour du deuxième ligne Senio Toleafoa, dont la puissance et l’expérience seront précieuses. « Il peut nous apporter beaucoup, aussi bien en mêlée que dans le jeu. C’est un joueur qui compte pour l’équipe et son retour donne de l’énergie au groupe », souligne Irakli Mirtskulava.

« On n’a pas assez de joueurs, mais on a des garçons de cœur »

Le technicien ne cache pas le manque de profondeur de l’effectif du Stado : « On n’a pas assez de joueurs, c’est la réalité. Mais ce n’est pas une question de qualité, c’est une question de nombre. » Pour autant, il salue la volonté de son groupe : « On a des garçons homogènes, très volontaires. Ils font les choses avec le cœur. Certains jouent même blessés, mais ils ne lâchent pas. Ils aiment le club, et ça, j’ai envie que tout le monde l’entende. »

20251113 120026 scaled

Après Albi, reconstruire une mêlée plus solide

La dernière défaite à Albi a laissé des traces, notamment dans le secteur de la mêlée. « On a été dominé complètement dès le début. C’était difficile à regarder », confesse l’entraîneur. Cette semaine, les avants ont beaucoup travaillé. « On a essayé d’avoir une conduite positive. On ne peut pas rester sur le négatif. Il fallait remotiver les joueurs, leur redonner envie. On a bossé dur, avec notamment un jeune pilier droit Espoir venu renforcer le groupe. » Irakli Mirtskulava assume sans détour : « Si on perd contre Albi, c’est parce qu’on a été très faible dans la conquête. Je prends ma part de responsabilité. »

Discipline et conquête : les deux priorités

Le Stado a fait de la discipline un axe de travail constant. « On y travaille chaque semaine, avec des analyses vidéo et même un travail avec les arbitres. L’objectif, c’est de réduire ces fautes qui nous coûtent cher », explique l’entraîneur. Mais le cœur du problème reste la conquête. « Si on est plus stable et dominant sur nos mêlées, on pourra rivaliser plus facilement. Contre Narbonne ou Albi, on a bien démarré, mais à chaque fois la mêlée nous a fait perdre confiance. »

« Il faut un état d’esprit irréprochable »

Pour espérer renverser Chambéry, prétendant déclaré à la montée, le coach est clair sur les clés du match : « Il faut qu’on ait un état d’esprit irréprochable, qu’on soit présents dans le combat, dans l’agressivité, sur chaque centimètre du terrain. Et surtout, notre conquête doit être irréprochable. On n’a plus le droit de passer à côté. »

Le message est simple : engagement total. « On a parlé avec les joueurs. Il y a eu un discours positif, motivant. On leur fait confiance à 200 %, et on reste soudés. Si on gagne ce match, on peut renverser cette spirale négative. »

Entre tradition et évolution dans la préparation

Autre sujet abordé : la préparation d’avant-match. Le Stado a abandonné depuis cette saison l’échauffement sur le terrain d’entraînement derrière la tribune, une tradition ancienne appréciée des supporters. « C’était une belle époque, mais on a respecté le souhait des joueurs », explique Irakli Mirtskulava.

Concernant les routines de jour de match, le coach reconnaît apporter quelques ajustements : « On change certaines choses à l’intérieur pour amener de la nouveauté, sans bouleverser les habitudes. Il faut respecter les routines des joueurs, tout en cherchant à créer des conditions pour qu’ils s’expriment au mieux. »

Ce vendredi soir, le Stado Tarbes-Pyrénées Rugby jouera plus qu’un simple match de championnat. Face à Chambéry, c’est un test de caractère. « On n’a pas le choix, mais on n’a pas non plus le droit d’abandonner », conclut Irakli Mirtskulava, déterminé. « Les joueurs sont prêts à tout donner. Maintenant, il faut que ça nous sourie. »



Lien source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *