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Argelès-Gazost. « Les photos c’est perso, les partager c’est harceler »


l’essentiel
Face aux risques du cyberharcèlement, les collégiens de la cité scolaire ont assisté à une séance d’information animée par la gendarmerie, afin de mieux comprendre les dangers d’internet et des réseaux sociaux.

Jeudi 13 novembre, M. Salomon, le préfet des Hautes-Pyrénées, s’est rendu aux côtés de la directrice académique des Hautes-Pyrénées, Anne Miquel Val, à la cité scolaire René Billères d’Argelès-Gazost, afin de participer à une séquence de sensibilisation sur le cyberharcèlement réalisée par la gendarmerie des Hautes-Pyrénées, un mal aux conséquences parfois tragiques qui frappe surtout la jeunesse. Cette séance de prévention, organisée dans le cadre de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, instaurée en 2015, était ce jeudi à destination des élèves de 4e mais ces interventions de la Gendarmerie d’Argelès-Gazost couvrent tous les niveaux de la cité scolaire, des collégiens aux lycéens, y compris les écoliers du primaire, précise le gendarme Sabathier. Conseils, prévention et échanges étaient au programme de la présentation animée par le major Richard Marcou, sur « Le bon usage des réseaux sociaux » afin de mieux comprendre les dangers d’internet et des réseaux sociaux, et d’apprendre à s’en protéger. Dans la classe, répondant à un petit sondage, tous les élèves ont répondu avoir un téléphone portable et semblent intarissables sur la majorité des réseaux sociaux. Le major a commencé son propos en conseillant d’aborder internet avec beaucoup de prudence et en se méfiant des « fake news ». Il importe de vérifier par des recoupements toute information « extraordinaire » avant de la faire sienne. Il en va de même pour les photos dont l’authenticité peut souvent être avérée ou infirmée en interrogeant le site « Google reverse image search » ou « Tin Eyes ». Ensuite, il a fortement insisté sur le fait que, sur internet, rien ne s’efface ; une photo partagée y demeurera sans limite de durée. Une extrême prudence s’impose donc quant à la nature des photos mises en ligne. « Les photos c’est perso, les partager c’est harceler », a résumé le major. Il a aussi souligné l’importance du droit à l’image, et les sanctions pénales qui peuvent en découler. Il a ensuite abordé le cyberharcèlement qui peut prendre différentes formes et qui ne s’arrête pas à la sortie de l’établissement scolaire. Lorsque quelqu’un est victime de harcèlement ou de toute autre arnaque sur internet, il doit en parler, évidemment à ses parents, mais aussi aux personnes compétentes de la communauté éducative, aux référents scolaires et ambassadeurs, ou encore aux gendarmes. « Pour s’en protéger, il faut faire attention à ce que l’on publie, paramétrer ses comptes sur les réseaux sociaux afin de savoir qui peut voir les informations publiées et les partager » a recommandé le major. Enfin, il a rappelé que des services existent pour supprimer les contenus illicites et dangereux. « Vous faites partie sans doute de la dernière génération des moins de 15 ans qui ont accès aux réseaux sociaux » a précisé le préfet, venu appuyer les propos du major par quelques remarques et conseils, mettant les adolescents devant leurs responsabilités et insistant sur la nécessité de développer l’esprit critique. La directrice académique a quant à elle souligné la nécessité d’impliquer encore plus les familles dans cette démarche de sensibilisation. Ces séquences de prévention sont fondamentales pour lutter contre le cyberharcèlement et aident les élèves à en comprendre les dangers, à adopter une attitude respectueuse et à évoluer dans un climat scolaire bienveillant et sécurisé. Des messages forts et une sensibilisation régulière d’autant plus nécessaire, qu’il s’agit là de jeunes adultes en construction.



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