Actualités Hautes-Pyrénées
Quand la CPME rencontre des parlementaires
Michel Puyet, président de LA CPME, accompagné de Philippe Rouby secrétaire général, a rencontré les deux sénatrices : Maryse Carrère et viviane Artigalas et leurs collaborateurs. L’assistant parlementaire de Denis Fégné , Jean-bernard Colomès, était présent à la réunion.
La CPME est un syndicat professionnel soucieux de préserver les TPE (très petites entreprises) et les PME (petites et moyennes entreprises)du territoire dans un contexte marqué par de fortes turbulences. Le président national Amir Reza-Tofighi) est très actif et Michel Puyet, à l’échelon départemental s’inscrit dans la même logique. Le vote du budget interroge beaucoup les entreprises. Le déficit public et son corollaire l’endettement qu’il provoque ne doivent pas pénaliser les acteurs de l’économie. De nombreux dirigeants craignent d’être l’objet d’une fiscalisation supplémentaire au détriment de leur activité et de leurs salariés. Michel Puyet rappelle que les petites et moyennes entreprises sont le premier employeur de France et qu’il ne faut pas les confondre avec les grands groupes. Contrairement aux idées reçues, de nombreux dirigeants de société ont une rémunération faible.
Alors que la conjoncture économique demeure incertaine et que les transitions écologiques et numériques bouleversent les modèles productifs, les entreprises locales attendent de leurs représentants politiques une écoute attentive et des décisions pragmatiques. Dans les territoires, les parlementaires sont en première ligne pour faire remonter les besoins du terrain et adapter la législation nationale aux réalités économiques locales.
Dépasser les clivages partisans
Députés et sénateurs incarnent une fonction essentielle : celle de médiateurs entre la loi et la vie économique réelle. Confrontés aux difficultés des artisans, des agriculteurs, des commerçants ou des PME industrielles, ils mesurent la distance qui sépare parfois la norme votée à Paris des contraintes quotidiennes rencontrées sur le terrain.
Leur « réalisme » consiste alors à traduire la parole des entreprises en propositions législatives concrètes : simplification administrative, allègement des charges, soutien à la formation, accompagnement à la transition écologique ou numérique.
Dans un contexte de concurrence mondiale accrue, les entreprises locales ne réclament pas tant des aides ponctuelles que de la stabilité, de la visibilité et des règles claires. Les parlementaires dits « réalistes » cherchent à dépasser les clivages partisans pour trouver un équilibre entre ambition nationale et adaptation territoriale. Le pragmatisme plus que le dogme conduit leur réflexion.
Dans un tel contexte, mêlé de bienveillance et de compréhension, le Président Puyet a pu dérouler les thèmes principaux qui préoccupent les entreprises : la protection fiscale afin de ne pas alourdir les coûts de production, la maitrise du coût du travail, la nécessaire taxation des produits des plateformes qui concurrencent nos entreprises et influencent trop les consommateurs, la question des retraites etc…
Les parlementaires, soucieux de préserver cette approche pragmatique
Les parlementaires, soucieux de préserver cette approche pragmatique, ont témoigné de réalisme. Viviane Artigalas a rappelé que sa connaissance du terrain la conduisait à connaitre la situation des entreprises et Maryse Carrère a confirmé ces dires en rappelant le nombre de ses contacts avec les entités économiques du territoire. Dans un climat convivial mais marqué par la gravité de l’instant, il est apparu que la CPME avait pu faire entendre ses arguments auprès de parlementaires sensibles aux réalités économiques. Nul doute que dans les débats à venir au sein du parlement, les représentants de la nation n’oublieront pas les préoccupations des entreprises. Il convient de signaler un premier amendement porté par nos élus et adopté le 17 octobre 2025. L’assiette du taux d’impôt pour les PME donnant droit à un taux de 15% a été étendue de 42500 à 100 000 euros. Une belle décision pour la justice fiscale