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Un automobiliste violent s’en prend aux pompiers et aux gendarmes lors d’un secours à personne
Samedi 22 novembre 2025, une intervention de secours à personne a dégénéré à Pouzac. Trois sapeurs-pompiers du centre d’incendie et de secours (CIS) de Bagnères-de-Bigorre ont été victimes d’insultes, de menaces de mort et de crachats, alors même qu’ils venaient porter assistance à un homme blessé. Il en a été de même pour les gendarmes et les personnels soignants de l’hôpital.
Vers 20 h 45, samedi 22 novembre, un conducteur de 49 ans a percuté le mur d’une maison à Pouzac. Rapidement arrivés sur place, les sapeurs-pompiers découvrent un homme très agité, insultant les riverains et s’en prenant même aux propriétaires du domicile endommagé. L’individu présente un taux d’alcoolémie élevé, mesuré à 2,54 g/l, et avait également consommé de la cocaïne. Bien que blessé, l’homme refuse toute coopération et adopte un comportement de plus en plus agressif. Les pompiers ont du mal à le maîtriser, ce qui les conduit à solliciter l’intervention des gendarmes.
Pompiers et gendarmes pris pour cible
À l’arrivée des militaires, la situation s’envenime encore. Le quadragénaire multiplie insultes et menaces, y compris à l’encontre des secours venus l’aider. Il assène des coups de pied et des coups de poing tant aux sapeurs-pompiers qu’aux gendarmes tentant de sécuriser l’intervention.
Pour pouvoir le transporter en sécurité, l’homme est finalement menotté et sanglé par les pieds dans l’ambulance. Les pompiers doivent également lui plaquer un masque sur le visage afin d’éviter les crachats dont ils sont à plusieurs reprises la cible.
Des violences répétées jusqu’à l’hôpital
L’arrivée au centre hospitalier n’apaise pas l’individu. Le personnel soignant subit à son tour insultes et violences de la part du conducteur, toujours en état d’ébriété avancée et sous l’emprise de stupéfiants.
Face à ces faits, qualifiés d’« acte inadmissible », une plainte a été déposée. Le président et le chef de corps ont fait savoir qu’ils apportaient tout leur soutien aux personnels confrontés à des violences, qu’elles soient verbales ou physiques.
Jugement et condamnation
L’affaire a été examinée le jeudi 27 novembre par le tribunal correctionnel de Tarbes. L’homme de 49 ans a été condamné à 18 mois de prison, dont 10 mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Cette condamnation intervient dans un contexte de plus en plus préoccupant pour les services de secours, régulièrement confrontés à des comportements agressifs lors d’interventions pourtant destinées à protéger et sauver des vies.
