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Quel est le secret de longévité d’un commerce qui répare les bijoux de la grand-mère ?
La bijouterie Castiella vient de fêter ses 60 ans d existence. Une longévité hors norme dans le paysage commerçant tarbais. La preuve d’une excellence.
Il y a 60 ans, ils étaient jeunes, volontaires et pleins de rêves. Lui, Michel, était juste formé artisan joaillier. Elle, Anne-Marie, dessinatrice, aquarelliste et déjà experte en gemmes.
En décembre 1965, ils montent un petit atelier. Elle dessine, il donne forme. L’explosion de l’imagination à deux. Deux têtes, deux cœurs, quatre mains. Une histoire de fusion qui dure depuis… 60 ans.
À l’heure où les commerces des centres-villes se cassent la figure les uns après les autres, l’entreprise Castiella fait presque figure d’exception. Un secret ? Non, pas vraiment. L’esprit se perpétue avec le fils, Alexandre, à la tête de l’entreprise depuis 13 ans : « J’ai le privilège que nos clients viennent et la responsabilité de ne pas les décevoir. »
Anne-Marie Castiella confie : « Ce n’est pas tout de faire la même chose que tout le monde. Nous créons et vendons des bijoux, certes, mais aussi nous réparons les bijoux de la grand-mère… les bijoux de la famille, des choses qui comptent. Plus personne ne veut le faire. Nous, on peut le faire et nous y tenons beaucoup. »
En 1965, la vitrine ressemble furieusement aux années 60. Normal. Du petit atelier créatif, rue Maréchal Foch, on passe à la boutique. Bijouterie, horlogerie aussi. Vue l’excellence du travail d’orfèvre et de joaillier du couple, les grandes marques ne vont pas rechigner.
« Être moderne sans oublier le passé »
Aujourd’hui, Castiella, c’est LA bijouterie de Tarbes, les grandes montres, les grandes marques, etc. Mais aussi et encore l’atelier où on peut tout réparer, restaurer, et bien sûr créer. « L’esprit est toujours le même : Être moderne, mais sans oublier le passé. »
Pour souffler ces 60 bougies (au sens propre aussi), le clan Castiella avait invité ses plus fidèles clients en boutique. En effet, tout le monde était là, autour d’eux : Michel et Anne-Marie, les créateurs, Alexandre, le fils, qui reprend un flambeau scintillant, mais aussi Romain, le petit-fils, étudiant en IUT Commerce à Tarbes, qui s’intéresse de très près à l’entreprise familiale, avec une alternance entreprise. La suite, peut-être ? « Je vais sûrement aller voir un peu ailleurs. J’ai le temps. Mais j’aime énormément être ici. J’ai beaucoup de plaisir. Et j’apprends beaucoup. »
Tout n’est donc pas perdu : à l’heure où beaucoup de commerces ferment, Castiella devient, dans la rue Maréchal Foch, comme un phare dans une tempête trop fast fashion. Le phare des commerces et artisanats d’une indéniable qualité et solidité durable.