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Tarbes – Stado Tarbes-Pyrénées-Rugby – Rouen : « Ce n’est pas un match de la dernière chance », Irakli Mirtskulava refuse la dramatisation
À l’occasion de la 13ème journée de Nationale 1, le Stado Tarbes-Pyrénées-Rugby reçoit Rouen vendredi 5 décembre à 19h30 au stade Maurice-Trélut à Tarbes. En conférence de presse ce jeudi 4 décembre, l’entraîneur Irakli Mirtskulava a partagé un discours à la fois combatif et mesuré, insistant sur la nécessité de regagner en confiance à domicile sans céder à la pression.
Interrogé sur l’enjeu de cette rencontre entre le Stado Tarbes-Pyrénées-Rugby et Rouen ce vendredi 5 décembre au stade Maurice Trélut à Tarbes, l’entraîneur tarbais, Irakli Mirtskulava, a tenu à calmer les ardeurs : « On ne peut pas dire que c’est le match de la dernière chance. Chaque match compte et chaque match doit être joué comme si c’était le dernier. »
Pour lui, la situation actuelle du classement ne doit pas conduire à une vision catastrophiste. Le Stado doit éviter de se concentrer uniquement sur la pression du résultat pour mieux se concentrer sur le contenu.
Le coach insiste : malgré la nécessité de remonter la pente, la saison est encore longue et rien n’est joué. « Aujourd’hui, on essaie de remonter, de prendre la place qui va nous permettre de nous maintenir. Ce n’est pas un dernier match, c’est une prochaine étape. Et il faut gagner. »
L’objectif reste simple et limpide : renouer avec une victoire pour briser la série négative et réenclencher une dynamique.
Retrouver une victoire à domicile : un enjeu collectif et mental
La dernière victoire à domicile commence à dater, un élément que ni le staff ni les joueurs n’ignorent. « On cherche une seule chose, c’est la victoire. Et quand on la retrouvera, ça va nous faire du bien de fou, » confie l’entraîneur.
Rejouer devant son public peut être une chance, mais aussi une responsabilité. Irakli Mirtskulava le sait : la confiance se reconstruit à Maurice-Trélut, là où le Stado doit redevenir une forteresse. « Il faut qu’on gagne à la maison. On doit montrer à notre public et à nos supporters qu’on est capables de battre les grosses équipes ici. »

Rouen, un adversaire solide malgré un début de saison en demi-teinte
Le club normand, pourtant annoncé comme l’un des prétendants à la montée, n’a pas encore trouvé son rythme de croisière. Mais pour Irakli Mirtskulava, cela ne change rien au danger. « Pour moi, c’est une grosse équipe, une équipe de niveau Pro D2. Ils sont solides devant, bons derrière. Je pense qu’ils ne sont pas à leur place au classement. »
L’entraîneur s’attend à un vrai bras de fer : « Ils recherchent un match sur lequel s’appuyer pour lancer leur dynamique. Ils vont venir ici pour gagner, c’est certain. »
Selon lui, Tarbes devra élever son niveau pour tenir tête à un adversaire qui viendra dans les Hautes-Pyrénées avec l’ambition de repartir avec les points. « À nous de leur montrer que ça ne va pas être facile de gagner ici. »
Le retour progressif des blessés : une source de fraîcheur et de concurrence
Bonne nouvelle pour le Stado : plusieurs joueurs font leur retour après blessure, ce qui pourrait constituer un atout majeur pour la suite du championnat. « Nous sommes contents parce que petit à petit, les blessés reviennent. Ces joueurs vont apporter de la fraîcheur, de l’envie, et aussi l’envie de se montrer, » souligne Irakli Mirtskulava.
Le technicien évoque un regain d’énergie au sein du groupe, perceptible dans le travail quotidien : « On a passé une très bonne semaine d’entraînement, très qualitative, avec beaucoup d’énergie et d’envie. Maintenant, il faut que les joueurs nous montrent qu’ils peuvent transformer cette bonne semaine en résultat. »
La question reste ouverte : cette fraîcheur et cette expérience retrouvées suffiront-elles à faire pencher la balance face à Rouen ? L’entraîneur reste prudent : « Je ne sais pas si ça peut faire la différence. À eux de nous le montrer. »
Revenant sur la récente défaite contre Chambéry, Irakli Mirtskulava reconnaît que le début de match a coûté cher à son équipe. « Au début, on a été pris en conquête, c’était compliqué. Et au moment où on est rentrés dans le match, c’était trop tard. » Selon lui, courir après le score contre ce type d’équipe ne pardonne pas.
Cependant, le coach retient du positif : cette rencontre a montré que le Stado pouvait rivaliser dans l’intensité et la durée. « Sur les deux derniers matchs, on tient 80 minutes. C’est très positif. »
Le prochain défi sera de tenir aussi bien… mais en prenant l’avantage plus tôt : « On veut être devant au score, pas derrière. Si on y arrive, ça change tout. »

Adapter la stratégie et imposer les fondamentaux
Irakli Mirtskulava sait que les conditions de jeu vendredi ne seront peut-être pas idéales, et que le plan devra s’adapter à la réalité du terrain.
« Les conditions ne seront pas faciles. Il faudra s’adapter au fur et à mesure et ajuster la stratégie. »
Mais le technicien insiste sur les fondations du jeu tarbais, celles qui doivent être non négociables : « On ne doit pas passer à côté de l’envie, du combat, de l’agressivité, de la mêlée, de la conquête. »
Autrement dit, les bases avant tout : imposer un défi physique, gagner les duels, sécuriser les fondamentaux pour rester dans la partie.
Un match attendu, une équipe déterminée
Face à Rouen, le Stado abordera un match à enjeu mais pas un tournant définitif. L’objectif : montrer des progrès, confirmer la bonne tenue physique, profiter du retour de certains cadres… et retrouver enfin la saveur de la victoire à domicile. À la veille de la rencontre, l’entraîneur tarbais résume les attentes avec simplicité : « À nous de montrer notre vrai visage. »
Le rendez-vous est donné : vendredi soir, à Maurice-Trélut, le Stado veut renouer avec sa ferveur et relancer sa saison devant son public.