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Trafic de cocaïne : les policiers démantèlent trois réseaux
La semaine dernière, une vaste opération de police a permis de démanteler un important trafic de cocaïne à Lourdes. Douze personnes ont été placées en garde à vue, dans une enquête initiée à l’automne dernier.
Tout a commencé à la fin du mois d’octobre à Lourdes, lors d’une précédente procédure pour trafic de drogue qui avait conduit à l’arrestation puis à la condamnation de l’ancien basketteur professionnel de l’Union, Mike Joseph. Au fil de cette enquête, les policiers ont repéré l’existence d’un autre trafic sur Lourdes.
Les investigations ont alors permis aux enquêteurs d’identifier un individu suspecté d’être à la tête de ce réseau. Rapidement, ils ont établi qu’il ne s’agissait pas d’un simple revendeur : en plus de vendre de la cocaïne, l’homme fournissait également deux autres dealers.
Une organisation structurée entre Tarbes et Lourdes
Selon les éléments réunis par les policiers, le principal mis en cause s’approvisionnait à Tarbes avant d’écouler la drogue sur Lourdes. Il avait également recours à une « nourrice », chargée de conserver la cocaïne et de la conditionner. Cette dernière gardait une partie de la marchandise et en revendait elle-même.
Au total, trois réseaux de distribution ont ainsi été identifiés puis démantelés la semaine dernière. Vingt-neuf personnes, vendeurs, complices et acheteurs, ont été mises en cause. Douze d’entre elles ont été placées en garde à vue.
Des aveux et des suites judiciaires déjà engagées
Lors de leurs auditions, les trois dealers mis en cause ont reconnu les faits. La personne identifiée comme la tête du réseau a été placée en détention provisoire. Elle doit être jugée le 20 janvier 2026 devant le tribunal correctionnel de Tarbes. Selon les estimations des enquêteurs, le suspect aurait écoulé environ 100 grammes de cocaïne par semaine durant huit mois, soit près de 3,2 kg pour un chiffre d’affaires évalué à 224 000 €.
La nourrice, elle, a été jugée dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Elle a été condamnée à une peine de détention à domicile sous surveillance électronique. Parmi les personnes entendues, trois ont été remises en liberté dans l’attente de leur comparution ultérieure devant la justice.