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Il fonce sur plusieurs hommes avec sa voiture : pagaille dans les rues de Tarbes sur fond de dettes


l’essentiel
Un individu a été jugé devant le tribunal de Tarbes pour avoir foncé sur plusieurs personnes, dont l’homme qui avait des dettes envers lui. Il nie pourtant l’avoir fait sciemment…

Les photos présentées devant le tribunal témoignent de la violence du choc. Une carrosserie bien froissée, sous l’impact de la voiture de D.G., qui a foncé sur trois autres personnes en août dernier, alors qu’ils se trouvaient sur le bord de la route.

À la barre, les victimes n’étaient pas des inconnues pour le prévenu. En particulier M.D., qui lui devait de l’argent. Plusieurs centaines d’euros pour l’achat de cigarettes. Quelques heures avant l’accident, la victime aurait remboursé une partie de ses dettes, tout en demandant un délai : « Vous êtes rentrés chacun chez vous, explique l’assesseur du tribunal, M.D. indique que chez lui, il a reçu un appel de vous, disant qu’il voulait tout de suite le reste de l’argent. »

La suite est racontée par la victime : « Il voulait venir chez moi, je lui ai dit non, il m’a insulté ma mère, donc je vous dis la vérité, je l’ai insulté, et il m’a répondu ‘je vais t’envoyer au bled avec un fauteuil roulant.' » Le prévenu décide finalement de se rendre chez la victime. C’est alors que cette scène de pagaille est décrite, mais pas de la même manière entre les victimes et le prévenu.

Une vitre brisée et plusieurs versions

À la barre, M.D. témoigne. Il explique qu’il était en train de raconter à des amis ses différends avec le prévenu : « Pendant que je leur racontais, on a vu un véhicule venir en notre direction, il roulait vite, on l’a reconnu. On ne s’attendait pas à ce qu’il fonce sur nous trois. En fonçant sur nous, il m’a percuté. Il a fait marche arrière et nous nous sommes protégés entre les deux véhicules, il a calé en reculant, il est descendu du véhicule et a pris la fuite en courant. »

L’accusé n’est pas en accord avec cette version. Selon lui, en arrivant vers les victimes, par hasard, un des individus aurait jeté une bouteille vers la voiture, ce qui lui aurait fait perdre le contrôle. Cette bouteille aurait alors brisé la vitre arrière. Des explications qui n’ont pas convaincu l’assesseur : « C’est impossible à visualiser la trajectoire de la bouteille, alors que vous êtes en marche avant, qu’elle va rentrer pour briser la vitre arrière. » Une voisine, témoin des faits, émet aussi des doutes sur cette version. Elle n’a pas souhaité déposer, mais retranscrit tout de même la scène aux gendarmes : « Une des victimes est partie à la poursuite de la voiture, est revenue avec une clé à molette et a brisé la vitre arrière et un phare. »

« Le débat en réalité tourne autour d’une seule question : savoir si les violences sont volontaires ou involontaires » estime le procureur, qui les juge « volontaires. » Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur, condamné le prévenu à huit mois de prison avec sursis, et une amende de 135 euros. Il renvoie l’affaire sur intérêt civil pour estimer les dommages des victimes.



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