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EN IMAGES. Sainte-Barbe des pompiers : une hausse des interventions, mais aussi des violences et des défis pour les soldats du feu
La cérémonie de la Sainte-Barbe a permis de rappeler le rôle essentiel des pompiers professionnels et volontaires, parfois pris à partie par ceux qu’ils viennent secourir. À Tarbes, ils ont accompli près de 5 500 interventions, en hausse de 5 %.
Le corps des sapeurs-pompiers était à la fête ce samedi soir au centre de secours de Tarbes, à l’occasion de la Sainte-Barbe. Sous la bienveillance de leur patron, les soldats du feu ont d’abord rendu hommage à leurs dix camarades disparus en opération, avant de remettre décorations et nouveaux grades. « Les pompiers accourent partout où ils sont appelés, avec une intervention toutes les sept secondes en France, réalisées pour deux-tiers par des volontaires, a rappelé la secrétaire générale de la préfecture, saluant la grande valeur de ces femmes et de ces hommes qui portent le système de sécurité civile. »


À Tarbes, l’activité de secours que se partagent professionnels et volontaires (80 à la caserne dont six sapeurs première classe venus renforcer les effectifs cette année) a été intense cette année, marquée par 5 395 interventions soit une hausse de 5 % « généralisée sur l’ensemble de nos missions et pas seulement le secours à personne » a détaillé le capitaine Frédéric Douence, chef de corps.

Parmi ces interventions, quelques-unes remarquables ont valu à leurs auteurs d’être cité en exemple, ainsi de Frédéric Layus auquel le chef de corps a rendu hommage. « Suite à un grave accident de santé et après avoir été secouru par ses camarades en garde, le caporal-chef s’est illustré le 29 juillet à Ibos sur l’incendie d’une habitation sur deux étages. En zone enfumée, il a pénétré les lieux sans protection respiratoire pour extraire une femme manquante. Un acte qui lui a valu les honneurs lors de la Ste-Barbe du SDIS quelques jours plus tôt. » Également à l’honneur pour leur sens du dévouement, Jean-Baptiste Lahitte, Frédéric Carrieu et Patrice Melet, pour l’incendie survenu à Bagnères il y a quelques semaines, mais aussi Valérie Boutolleau pour le feu majeur qui s’est déclaré en mai sur un corps de ferme au cœur de Barbazan-Debat.

Outre cette hausse des secours, le chef de centre a pointé deux constats. « D’abord la question de se préparer au risque et aux menaces qui ne rencontre pas un grand écho dans la population. Il y a une culture de la sécurité insuffisante, a pointé le capitaine Douence. S’assurer, c’est bien, mais mieux vaut ne pas subir les événements lorsqu’ils surviennent. » Puis de cibler « cette drôle d’époque où dans une société troublée la violence prend le pas. L’un des nôtres a été mordu jusqu’au sang par la victime qu’il venait secourir. Un autre a été la cible de coups de pied dans les côtes. Et quand au tribunal, l’avocat dit que les pompiers sont préparés à ce genre de situation, c’est une offense envers ceux qui s’engagent. Secourir l’autre, ce n’est pas s’attendre à de tels actes. C’est pourquoi je réaffirme mon soutien sans relâche à nos personnels. »

Une attention sera ensuite portée sur les pompiers volontaires, rouage essentiel « de ce modèle efficace, envié mais fragile. Les contraintes familiales, professionnelles, la mobilité rendent difficile l’engagement dans la durée. Mais sans volontaire, ce système ne peut fonctionner. » Aussi, tous ont salué les avancées sociales pour ces volontaires qui bénéficieront de trimestres de cotisations retraite supplémentaires pour 25 ans d’engagement. Juste retour d’un investissement sans faille.

Des médailles d’honneur
Cette Sainte-Barbe a été l’occasion de remettre plusieurs médailles d’honneur des sapeurs-pompiers : échelon grand or à l’adjudant-chef Jean-Luc Borel, échelon or au lieutenant première classe Cédric Fiacre et à l’adjudant-chef Frédéric Carrieu, échelon argent au sergent-chef Emilien Millot et échelon bronze au sapeur première classe Rémy Rippinger.