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» Il a commencé comme chapelier sur les marchés » : Alain Dulout, un commerçant historique de Tarbes, est décédé
Alain Dulout nous a quittés, le jeudi 4 décembre, à presque 81 ans. Le fondateur de l’emblématique boutique de maroquinerie, à Tarbes, laisse un héritage de savoir-faire et de persévérance à sa fille Célia qui reprend les rênes.
C’était une figure emblématique du commerce tarbais. Alain Dulout s’en est allé, le jeudi 4 décembre, des suites d’une maladie, à 80 ans. Il aurait soufflé sa 81e bougie le 16 décembre. Avec le décès du responsable de la boutique éponyme de la Foch, c’est tout un pan de l’histoire de la ville qui part avec lui. Une histoire qui a commencé sur les marchés des Hautes-Pyrénées. » Il a débuté en tant que chapelier avant d’ouvrir une petite boutique rue Desaix « , se souvient Célia Dulout, sa fille, 44 ans. Une vie, déjà, avant d’ouvrir une plus grande enseigne, il y a trente ans. Ici, au 12 rue du Maréchal Foch, le commerçant se spécialise, en plus des chapeaux, dans la maroquinerie, les foulards, les sacs et les accessoires de mode. Il est alors le premier à faire venir la marque Sonia Rykiel à Tarbes.
» Il était visionnaire. Il avait à cœur d’évoluer constamment, de toujours faire mieux. Il ne vivait pas son projet. Et, en plus de ça, il était coriace. Comme il arrivait toujours à ses fins, il a réussi à décrocher un contrat avec la marque Sonia Rykiel. La ténacité, c’est quelque chose que j’ai gardée de lui « , reprend Célia Dulout. Dans sa boutique, Alain Dulout travaille d’arrache-pied et décroche les marques de luxe : Longchamp, Jean-Paul Gaultier, Lancaster… » Malgré son âge vieillissant, il était toujours à la mode, toujours à l’affût des tendances « , précise Célia Dulout. Son père a du flair.

La passion de l’équitation
Ces dernières années, il officiait en binôme avec sa fille pour une transmission en famille, et en douceur. Il y a seulement quinze jours, le chef d’entreprise montait encore au bureau de la boutique, à l’étage. » On formait une équipe tous les deux. Au travail et dans la vie. Depuis toute petite, il pratiquait l’équitation avec moi. On a fait toute la France, ensemble, pour mes compétitions. Il faisait office de coach. C’était aussi un père aimant et très présent avec un fort caractère que tout le monde connaissait. Il m’a transmis la niaque et c’est un mantra qui me guide encore aujourd’hui. J’ai été éduquée pour faire les choses à fond « , confie-t-elle.
Par fidélité aux débuts de son père, elle continue de sillonner les marchés, celui de Tarbes, le jeudi, et d’Argelès-Gazost, le mardi. » On a gardé cette culture des marchés parce que c’est ce qui nous a permis de monter et on n’oublie pas d’où l’on vient « , glisse-t-elle.