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Le Centre Hospitalier de Bigorre inaugure son robot chirurgical Da Vinci XI : une avancée majeure pour le territoire


Jeudi 11 décembre 2025, le Centre hospitalier Tarbes-Lourdes a officiellement inauguré son nouveau robot chirurgical Da Vinci XI, sur le site de la Gespe à Tarbes. Cet équipement de pointe marque une étape décisive dans le développement de l’offre de soins locale et renforce les capacités du Centre Hospitalier de Bigorre en matière de chirurgie innovante.

Présentée comme une « fierté » pour le centre hospitalier de Bigorre à Tarbes, cette acquisition représente un investissement de plus de 1,6 million d’euros, rendu possible grâce à plusieurs partenariats institutionnels et financiers. Dans son discours, le directeur du centre hospitalier, Christian Dublé, a souligné le caractère collectif du projet : « C’est un immense plaisir et une grande fierté que nous inaugurons aujourd’hui le robot chirurgical Da Vinci XI, un équipement d’excellence unique dans les Hautes-Pyrénées au service de tous nos habitants. Cet investissement incarne une ambition collective et une vision pour notre territoire. »
Le directeur a tenu à remercier les partenaires ayant contribué au financement, notamment le Conseil départemental, la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, l’Agence régionale de santé Occitanie.

Un outil de pointe au bénéfice des patients

Le robot Da Vinci XI apporte des capacités avancées en chirurgie mini-invasive, permettant des interventions plus précises, moins douloureuses et favorisant une récupération plus rapide.
Selon Christian Dublé, l’équipement offre : une vision 3D haute définition ; une mobilité accrue des instruments ; un repérage anatomique renforcé ; une sécurité opératoire optimisée. Il permettra également d’éviter à certains patients des déplacements vers d’autres centres hospitaliers.

Des applications multiples en chirurgie

Ce robot polyvalent pourra être utilisé dans plusieurs disciplines :
Chirurgie viscérale, notamment pour les cancers colorectaux : précision accrue des gestes, exploration de zones difficiles d’accès et réduction des cicatrices.
Gynécologie, pour les cancers gynécologiques et l’endométriose profonde, avec une préservation optimisée des tissus et des fonctions reproductives.
Chirurgie thoracique, urologique et ORL, grâce à la modularité du système.
L’hôpital s’appuie notamment sur l’expertise de deux jeunes praticiens, le Dr Radovitch et le Dr Pinto, associés de près au déploiement de l’appareil.

Un levier d’attractivité médicale

Au-delà de l’amélioration de la prise en charge, l’établissement voit dans cet équipement un moyen de renforcer son attractivité. Le directeur général estime que l’innovation constitue désormais un critère essentiel pour attirer chirurgiens et personnels paramédicaux, mais aussi pour former les futures générations de praticiens.

Une étape dans la construction du futur hôpital commun

L’investissement s’inscrit dans la dynamique du projet d’hôpital commun Tarbes–Lourdes, actuellement en préparation. Pour Christian Dublé, le robot chirurgical illustre la volonté d’anticiper l’avenir : « Le futur hôpital ne se résume pas à de nouveaux murs. Ce sont des équipes renforcées, des pratiques modernisées et des parcours de soins repensés. Ce robot en est la preuve : nous construisons l’hôpital de demain dès aujourd’hui. »

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Un engagement renouvelé pour la qualité des soins

En clôture de son intervention, le directeur a salué le travail des équipes médicales, soignantes, techniques et administratives qui ont permis la concrétisation du projet. Il a également réaffirmé l’engagement du Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes à poursuivre sa modernisation au service des habitants des Hautes-Pyrénées.

La vision partagée pour l’hôpital commun de Thierry Lavit

Thierry Lavit, maire de Lourdes et président du conseil de surveillance du Centre hospitalier Tarbes-Lourdes, a ensuite pris la parole pour souligner la portée symbolique et structurelle de cette étape pour le territoire. Ancien soignant ayant passé 34 ans à l’hôpital, l’élu a rappelé son attachement profond au service public de santé.
Il a aussi pointé l’évolution rapide du rapprochement entre les deux sites hospitaliers : « Qui aurait cru qu’un jour le maire de Lourdes viendrait en terre tarbaise parler d’un robot, d’un hôpital commun ? Quel chemin vous avez parcouru, monsieur le directeur, avec vos équipes, en si peu de temps. »
Thierry Lavit a insisté sur la nécessité de travailler ensemble et de dépasser les anciennes frontières institutionnelles : une dynamique qu’il dit défendre « depuis des années ».
Revenant sur la fusion des hôpitaux de Tarbes et de Lourdes, effective depuis janvier 2023, le maire a rappelé les interrogations qui avaient émergé à l’époque. Certains craignaient la dilution de l’hôpital lourdais ; lui y voyait une chance de bâtir un établissement moderne à l’échelle départementale.
Il a évoqué la réalité démographique et sanitaire des Hautes-Pyrénées, 236 000 habitants, un territoire vieillissant, des besoins croissants, et la nécessité d’un outil hospitalier robuste, articulé avec les autres établissements de proximité et la clinique privée.
Pour Thierry Lavit : « Nous avons l’opportunité, sur un petit département, de nous inscrire dans l’avenir pour attirer des populations. Et cela commence par vous, les médecins. »

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Un robot chirurgical pour structurer un pôle d’excellence

L’élu a rappelé que jusqu’à présent, les robots chirurgicaux étaient réservés à de grands centres comme Toulouse ou Bordeaux. L’acquisition du Da Vinci XI inscrit désormais Tarbes et Lourdes dans cette dynamique d’innovation. Son coût constitue un investissement assumé pour renforcer l’attractivité médicale et répondre aux besoins d’une population parfois fragilisée.
Le maire a replacé l’enjeu dans un contexte plus large : le robot participe à la construction du futur hôpital commun, conçu comme un véritable pôle de recours départemental, voire inter-départemental.

Un appel à poursuivre la construction d’une culture commune

Thierry Lavit a reconnu que si les progrès sont réels, l’intégration des équipes des deux sites n’est pas encore totalement aboutie. Il a insisté sur la nécessité de développer une culture commune, rappelant que l’agglomération représente 64 % des habitants du territoire. Le maire a également salué le rôle du président du Conseil départemental, engagé dans ce projet d’avenir : « Vous faisiez des ponts et des routes, aujourd’hui vous portez des robots. »
Selon lui, ces investissements nourriront le développement du territoire, notamment en renforçant son attractivité pour les habitants et les professionnels de santé.

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Un soutien réaffirmé au financement du robot

Revenant sur le vote de l’agglomération, Thierry Lavit a confirmé la volonté de la collectivité de participer au financement du robot. Malgré quelques réticences, il assure que les 300 000 € restants devraient être validés prochainement. Il a tenu à remercier l’ensemble des partenaires institutionnels, État, Département, Agglomération, ainsi que les équipes hospitalières : « Nous avons les humains, et quels humains ! »

“L’hôpital commun est en route”

En conclusion, Thierry Lavit a rappelé la qualité des praticiens du territoire, évoquant de manière personnelle les soins qu’il a lui-même reçus. Il a insisté sur l’importance de soutenir ces équipes pour éviter la fuite de patients vers d’autres départements, encore estimée récemment à près de 30 % faute de moyens techniques. Avec l’arrivée du robot chirurgical et la poursuite du projet médical commun, il affirme sa confiance : « L’hôpital commun est en route et nous y croyons pour toujours. »

Michel Pélieu pour le Département en soutien affirmé au projet hospitalier

Lors de l’inauguration du robot chirurgical Da Vinci XI, Michel Pélieu, président du conseil départemental des Hautes-Pyrénées, a tenu à rappeler l’importance de ce temps d’échange au sein de l’hôpital. Il a souligné la portée symbolique de cette présentation et la satisfaction de pouvoir enfin mettre en lumière ce nouvel outil technologique. Malgré l’absence de compétence obligatoire du Département en matière de santé, Michel Pélieu a indiqué que cette limite institutionnelle n’avait jamais constitué un frein : « Un président de département ne peut pas ignorer les problèmes de ses administrés. »

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Un engagement ancien et constant pour la santé

Le président a rappelé les nombreuses actions menées depuis plusieurs années pour soutenir l’offre de soins dans les Hautes-Pyrénées : 300 000 € par an pour l’accueil des internes et des nouveaux médecins ; l’achat du bus Prévent’TIMM, mis à disposition de l’ARS ; la rénovation de logements pour les internes à Tarbes, Lannemezan et Bagnères ; l’amélioration des abords de l’hôpital de Tarbes…
Des interventions variées, souvent discrètes mais essentielles, qui s’inscrivent selon Michel Pélieu dans une volonté claire : accompagner les acteurs de la santé lorsque le territoire en a besoin.

Un financement décisif pour l’acquisition du robot

Michel Pélieu est ensuite revenu sur le cœur du sujet : la participation du département au financement du robot Da Vinci XI. Lorsque le projet lui est présenté pour la première fois, aucune garantie de financement de l’État n’est encore acquise. Conscient de l’enjeu, il estime que le Département doit soutenir l’opération de manière significative : « Si on va sur un projet comme ça, on ne peut pas y aller à moins de 50 % du montant. » Cette décision représente une contribution de 800 000 €, rendue possible grâce à un partenariat avec le Crédit Agricole. Le président a tenu à remercier la caisse locale et ses dirigeants pour leur engagement, notamment pour avoir proposé un taux préférentiel et un prêt adapté à la durée d’amortissement d’un équipement de ce type. La démonstration réalisée ensuite devant l’assemblée départementale a levé les derniers doutes : la décision est adoptée à l’unanimité, une satisfaction pour le président.

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Un atout d’image et d’attractivité pour l’hôpital

Pour Michel Pélieu, l’arrivée du robot ne se limite pas à l’amélioration de l’offre de soins. Elle représente également un levier puissant pour renforcer la notoriété du Centre hospitalier Tarbes-Lourdes : « De suite, ça change l’image et la valeur ajoutée de l’hôpital. » L’équipement contribue ainsi à asseoir le rôle du Centre Hospitalier comme navire amiral du maillage territorial en matière de santé, en soutien aux autres établissements du département.

Un investissement assumé pour un territoire qui rayonne au-delà des frontières

Le président a rappelé que, malgré la taille modeste des Hautes-Pyrénées, le territoire possède une capacité d’attraction qui dépasse ses limites administratives : le Gers, la Haute-Garonne ou encore les Landes comptent parmi les bassins de patients concernés. Et de conclure, non sans une pointe d’optimisme : « On est un petit département, mais c’est dans les petites boîtes que l’on trouve les bons outils. » Par cette intervention, Michel Pélieu réaffirme la volonté du Département de rester un acteur engagé aux côtés du Centre hospitalier Tarbes-Lourdes, convaincu que l’innovation et l’investissement constituent des leviers essentiels pour garantir une offre de soins de qualité sur l’ensemble du territoire.

L’ARS réaffirme son soutien au projet hospitalier et salue un “formidable outil” au service du territoire

Pour conclure cette série de prises de parole, Didier Jaffre, directeur général de l’Agence régionale de santé Occitanie, a lui aussi souligné l’importance de l’inauguration du robot Da Vinci XI. Il a confié avoir évoqué, durant le trajet vers Tarbes, le projet de futur hôpital commun, preuve selon lui que le dossier avance « sûrement », même s’il faudra encore plusieurs années avant son ouverture prévue autour de 2030-2031. En attendant ce chantier majeur, il estime essentiel de poursuivre les investissements : « Ce n’est pas parce qu’on aura un nouvel hôpital qu’il ne faut pas avoir des équipements tout neufs tout de suite. »

Un levier d’attractivité pour les professionnels

Le directeur de l’ARS a rappelé que le robot représente un outil crucial pour attirer et fidéliser les professionnels de santé, en particulier les nouvelles générations de chirurgiens, désormais formées sur ces technologies. Avec humour, il a glissé : « Aujourd’hui, un jeune chirurgien sans robot ne sait plus rien faire… ou presque. » Selon lui, doter le centre hospitalier de ce type d’équipement est un prérequis pour rester compétitif dans un contexte national où l’attractivité médicale constitue un défi majeur.

Un bénéfice direct pour les patients et le développement de l’ambulatoire

Le robot est également présenté comme une avancée majeure pour les usagers. Il permet des soins plus précis, moins invasifs, et favorise le développement de la chirurgie ambulatoire, un enjeu structurant pour les hôpitaux modernes. Didier Jaffre a ainsi affirmé : « Un hôpital qui n’a pas son robot n’est pas vraiment un hôpital moderne. » Ce nouvel outil doit aider le Centre Hospitalier Tarbes-Lourdes à renforcer ses pratiques innovantes dans l’ensemble des spécialités concernées. Le directeur de l’ARS a tenu à remercier l’ensemble des acteurs impliqués dans le projet : le Conseil départemental, pour sa contribution financière majeure, la communauté d’agglomération, le conseil de surveillance, la direction du centre hospitalier, la communauté médicale, dont l’engagement constant a permis de concrétiser cet investissement. Il a également rappelé la mobilisation constante de l’État : « Vous nous aurez toujours à vos côtés pour soutenir les évolutions de l’hôpital Tarbes-Lourdes. »

Poursuivre sur la voie de l’innovation

En conclusion, Didier Jaffre a salué le travail de l’ensemble des équipes hospitalières et a assuré que l’ARS continuerait d’accompagner les projets d’équipement et de modernisation nécessaires au fonctionnement optimal de l’établissement. Son message s’est terminé sur une note d’optimisme : « Bravo à vous toutes et tous, et rendez-vous à la prochaine inauguration. » Une manière de rappeler que, pour l’ARS comme pour les autres partenaires institutionnels, l’inauguration du robot Da Vinci XI s’inscrit dans un mouvement plus large : celui d’un hôpital en pleine transformation, tourné vers l’avenir et décidé à renforcer son rôle au cœur des Hautes-Pyrénées.



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