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Stado :  » Je n’avais pas réalisé que la peau du doigt était ouverte « , Bilal Salhi, qui retrouve la compétition contre Nice, revient sur sa blessure


Blessé à Narbonne, lors de la 8e journée, le troisième ligne aile fait son retour ce samedi à l’occasion du déplacement à Nice. Une rencontre qu’il attend avec impatience après avoir passé 2 mois sans jouer à cause d’une luxation ouverte à un doigt.

Bilal, c’est l’heure du retour, comment vous sentez-vous physiquement ?

Franchement, ça va très bien. Les coachs et le staff ont tout fait pour que mon retour soit progressif et dans les meilleures conditions. Je sens que j’ai retrouvé de bonnes sensations. J’ai vraiment hâte de reprendre la compétition.

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À Narbonne, quand vous vous blessez, pensiez-vous que c’était aussi grave ?

Non, je pensais juste que je m’étais luxé le doigt. Je n’avais pas réalisé que la peau du doigt s’était ouverte. Quand j’ai lâché mon doigt et que j’ai vu le sang couler, j’ai compris que c’était plus grave. Mais bon, une fois passé le moment, j’ai compris que c’était une luxation ouverte. Pas une fracture ouverte comme on aurait pu le croire sur le coup. Donc au final, c’était surtout une grosse frayeur.

Comment s’est déroulée toute la phase de rééducation ?

Honnêtement, super bien. Le club m’a permis de rentrer un peu chez ma famille pour souffler. Ça m’a fait du bien mentalement. J’ai pu faire une partie de ma rééducation à Toulouse, puis je suis revenu à Tarbes pour tout ce qui était préparation physique et renforcement. Franchement, tout a été bien géré. J’ai pu avancer à mon rythme, sans précipitation, mais sans perdre trop de condition non plus.

Suivre l’équipe à distance, ce n’est jamais simple. Comment l’avez-vous vécu ?

C’est compliqué, oui. Quand les matchs se jouaient ici à Tarbes, j’essayais de venir au stade pour soutenir les mecs. Et quand l’équipe était en déplacement, je regardais les matchs de mon côté. Je passais aussi pas mal de coups de fil aux gars pour prendre des nouvelles, garder le lien. Mais le plus dur, c’est vraiment le sentiment d’impuissance.

Il y a eu de la frustration de ne pas pouvoir aider sur le terrain ?

Oui, tu vois que ça ne tourne pas toujours bien, qu’il y a une série de défaites, et toi tu es là, sur le côté, incapable d’aider. C’est frustrant. J’aurais voulu être sur le terrain pour apporter quelque chose. Mais quand tu es blessé, tu n’as pas le choix. Tu dois accepter, patienter, faire ton boulot en silence.

Contre Nice vous retrouvez la compétition, il y a de l’impatience ?

Oui, énormément. Il y a de l’excitation de rejouer. C’est fou comme un mois et demi peut paraître long quand tu n’as qu’une envie : rejouer. En plus, on affronte une grosse équipe du championnat. Ça donne encore plus envie. Quand tu reviens d’une blessure, tu veux te tester, voir où tu en es, te mesurer à du costaud. C’est motivant.

Avec votre retour, c’est tout l’alignement tarbais qui va retrouver un renfort…

Je pense que oui. Avec Spike (Salman, NDLR), on apporte de la fraîcheur, de l’énergie. On a travaillé à fond à l’entraînement. À vrai dire, en début de saison, on n’avait peut-être pas encore toutes les connexions qu’on possède maintenant. On était moins rodés. Ce n’est pas une excuse, ce n’est jamais suffisant pour expliquer une performance moyenne, mais ça joue. Aujourd’hui, on se connaît mieux, on a plus de repères. De mon côté, j’ai envie de retrouver de la confiance et de proposer une performance solide pour tirer l’équipe vers le haut.

Vous retrouvez la compétition avant la trêve d’un mois, comment l’abordez-vous pour retrouver du rythme ?

Honnêtement, je suis habitué. Dans le championnat Espoirs d’où je viens, on avait parfois des coupures de deux mois. Donc je sais gérer. L’idée, ce sera de rester en forme malgré les fêtes, malgré les vacances. On veut absolument finir 2025 sur quelque chose de positif. C’est ce qu’on s’est dit entre nous : proposer un contenu solide, repartir sur une bonne dynamique, et attaquer 2026 avec de nouvelles bases pour la phase retour.

Le match contre Nice s’annonce particulièrement physique, surtout devant. Vous vous attendez à un gros combat ?

Oui, complètement. Leur pack est très costaud, très dense. Ils ont des joueurs expérimentés, certains ont joué au niveau supérieur. Donc on sait que les vingt premières minutes vont être un énorme bras de fer. Ça va taper fort dès le début. Il faudra être prêts mentalement et physiquement. On ne pourra pas se permettre une entame molle. Ces premières minutes peuvent orienter tout le match.



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