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Où manger à prix serrés ? Avec une formule à 12 €, un bistrot se réinvente pour faire revenir la clientèle qui avait déserté


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À Tarbes, l’Étal 36, face à un contexte économique tendu, a réinventé sa carte pour séduire sa clientèle. Avec des plats « maison » à prix réduits, le bistrot attire à nouveau les gourmets. La qualité reste au rendez-vous.

« Depuis que nous avons changé notre carte, il y a une douzaine de jours, nous sommes complets tous les midis et tous les soirs » se réjouit Benjamin Carrasco, le gérant emblématique de l’Étal 36 sous la halle Brauhauban, ouvert tous les jours de 6 h 45 à 22 heures.

Pour faire face au contexte économique difficile, l’Étal 36 a fait sa « révolution », à l’aube de sa 14e année d’existence.

Concurrence des boulangeries avec leur formule snacking hyperagressive, ticket restauration majoritairement utilisé dans la grande distribution, baisse du pouvoir d’achat : « Comme la restauration classique est en perte de vitesse et la conjoncture n’est pas bonne, nous avons décidé de nous adapter au marché et de revoir nos prix au plus juste, explique Benjamin Carrasco.

Chez nous, pour 12 €, vous pouvez manger une entrée et un plat chaud ou un plat chaud et un dessert. Mais il ne faut pas confondre le « pas cher » avec les prix « justes ».

Nous ne sommes pas un « bouillon », mais nos clients qui nous associent à un bistrot de centre-ville, aiment manger vite et au bon prix mais aussi et surtout bien.

Nous nous fournissons auprès d’artisans ou de producteurs locaux comme la ferme Escalière pour le canard, la Sica Pyrénéenne pour la boucherie locale, notamment le steak haché, la truite des Pyrénées ».

Des entrées à moins de 3 €

La nouvelle carte tient la promesse de « prix serrés » sans renoncer à la qualité et au « cuisiné maison » avec des produits frais et le plus souvent locaux, comme le week-end dernier la garbure du pays.

En entrée, on retrouve des œufs mayonnaise maison à 2,20 €, des poireaux vinaigrette caramélisés à 2,50 €, ou des carottes râpées à l’orange à 2,30 €.

En plat principal, le défi de conjuguer des tarifs très doux à des plats de bistrot gourmands, est également relevé : un croque-monsieur « maison » ou une saucisse de Toulouse avec écrasé de pommes de terre au lait Blanc des Pyrénées à 9,90 €, une tarte butternut à 10,50 € notamment pour les végétariens et des suggestions du jour de 9,90 à 12,90 € comme ce midi un risotto de chèvre chaud avec une poêlée de champignons frais et du serrano.

Ou encore en dessert « un fruit au choix » à 1 € !

La clientèle de retour

Le prix du vin est à l’avenant : « Nous appliquons simplement « un droit de bouchon » qui nous permet de conserver une certaine marge tout en nous rapprochant des tarifs des cavistes » explique Benjamin Carrasco.

Depuis sa récente mue, l’Étal 36 a retrouvé des couleurs et une hausse significative de son chiffre d’affaires. Telle commerçante tarbaise a délaissé le snacking d’une enseigne nationale de boulangerie pour les plats revigorants de son bistrot et sa nouvelle banquette moelleuse.

Tels artisans ont opté pour sa formule deux plats autour de 12 € qu’ils peuvent déguster autour de sa nouvelle table centrale qui peut réunir des clients qui, a priori, ne se connaissant pas, dans la plus pure tradition du bistrot populaire.

« Notre objectif est de regagner la confiance du consommateur, en lui démontrant qu’il est possible de bien manger sans se ruiner. Il en va aussi du maintien des emplois de notre PME (12 à 13 l’hiver et jusqu’à 22 l’été) et du tissu commercial local » souligne encore Benjamin Carrasco.



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