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« Il n’y a rien de festif dans le narcotrafic » : un dentiste condamné pour conduite sous l’emprise de la cocaïne
Un dentiste des Hautes-Pyrénées comparaissait le 4 décembre devant le tribunal de Saint-Gaudens pour conduite sous l’emprise de la cocaïne. Son avocat avait tenté, sans succès, de présenter une exception de nullité, estimant que son client n’avait pas eu pleinement accès à son droit à la contre-expertise.
Le 19 mars 2025, un trentenaire circule sur l’autoroute A64, sur le retour après un week-end en famille à Toulouse avec sa compagne et son enfant. L’homme, dentiste de profession, est arrêté par la gendarmerie pour un dépistage de stupéfiants qui s’avère positif, confirmé par un deuxième prélèvement salivaire.
Deux procès-verbaux font état de son arrestation, évoqués dès le début de l’audience du 4 décembre par l’avocat de la défense qui fait remarquer une différence entre les deux documents. En effet, l’un semble indiquer qu’on a demandé à son client s’il souhaitait refuser une éventuelle contre-expertise du dépistage avant même que le test initial ait eu lieu, ce qui irait contre le déroulement habituel de la procédure, tandis que l’autre procès-verbal décrit une suite d’événements tout à fait normale.
Suspension de permis
Alors erreur de procédure menant à la nullité des pièces à charge contre le prévenu ou faute innocente et sans incidence sur le bon fonctionnement de la justice ? En attendant le délibéré sur ce sujet précis, le dentiste doit tout de même se défendre devant le tribunal.
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Selon lui, les jours qui ont précédé son arrestation, il n’a pas consommé de cocaïne. Il reconnaît en consommer de façon festive – avant d’être repris par la présidente de l’audience qui lui rappelle qu’ »il n’y a rien de festif dans le narcotrafic » – et se souvient d’en avoir pris plus de dix jours auparavant, mais continue à remettre en question le test de dépistage effectué par les gendarmes.
Son avocat et lui mettent en avant sa position de médecin et son absence de casier judiciaire pour justifier d’une demande de clémence. À la réquisition du procureur, qui propose un stage de sensibilisation aux dangers des stupéfiants, l’avocat de la défense propose une alternative : « Mon client a assisté aux trois heures de débats qui viennent de se tenir ici, n’est-ce pas aussi efficace qu’un stage ? »
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