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Alerte au monoxyde de carbone : deux personnes prises en charge à l’hôpital de Lourdes
Une intervention des pompiers a eu lieu vendredi 2 janvier dans la soirée, à Bun, dans les Hautes-Pyrénées, à la suite du déclenchement d’un détecteur de monoxyde de carbone. Deux personnes ont été conduites à l’hôpital de Lourdes pour des contrôles.
Les pompiers des Hautes-Pyrénées sont intervenus vendredi 2 janvier dans la soirée sur la commune de Bun, à la suite d’une alerte au monoxyde de carbone. Le déclenchement d’un détecteur installé dans un logement a permis de signaler la présence potentielle de ce gaz dangereux.
Sur place, les secours ont pris en charge deux personnes, qui ont été conduites à l’hôpital de Lourdes afin d’y subir des examens de contrôle.
Le monoxyde de carbone, un danger invisible
Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone (CO) est un gaz particulièrement dangereux. Chaque année en France, il est responsable d’une centaine de décès et de nombreux épisodes d’intoxication, notamment en période hivernale, lorsque l’utilisation des appareils de chauffage augmente.
Les premiers signes d’une intoxication peuvent être des maux de tête, des nausées, des vomissements ou une grande fatigue. Dans les cas les plus graves, l’exposition peut entraîner un coma, voire la mort, parfois en quelques minutes.

D’où proviennent les risques d’intoxication ?
Tous les appareils à combustion peuvent produire du monoxyde de carbone, quel que soit le combustible utilisé, si la combustion est incomplète ou mal évacuée. Les sources les plus courantes sont notamment :
les chaudières à bois, à charbon, à gaz ou à fioul ;
les chauffe-eau et chauffe-bains ;
les inserts de cheminées et les poêles ;
les chauffages mobiles d’appoint ;
les cuisinières à bois, à charbon ou à gaz ;
les moteurs automobiles dans les garages ;
les groupes électrogènes et moteurs thermiques ;
les appareils de fortune de type brasero.
Les principales causes identifiées
Plusieurs facteurs peuvent favoriser une accumulation de monoxyde de carbone dans un logement :
une mauvaise évacuation des produits de combustion (conduit obstrué ou mal dimensionné) ;
une ventilation absente ou insuffisante ;
un défaut d’entretien des appareils de chauffage ;
la vétusté des installations ;
un usage inapproprié d’appareils conçus pour l’extérieur ou pour un usage ponctuel ;
l’incompatibilité entre plusieurs équipements présents dans un même logement.
Comment prévenir les intoxications au monoxyde de carbone ?
Avant chaque hiver, il est recommandé de faire vérifier ses installations de chauffage (chaudières, chauffe-eau, cheminées, poêles) par un professionnel qualifié et de procéder au ramonage mécanique des conduits au moins une fois par an.
Pendant toute la période hivernale, il est essentiel d’aérer régulièrement son logement, de ne jamais boucher les entrées d’air et de respecter strictement les consignes d’utilisation des appareils à combustion.
En période de grands froids, certains comportements sont à proscrire, comme l’utilisation de cuisinières ou de braseros pour se chauffer, ou l’usage continu de chauffages d’appoint. En cas de coupure d’électricité, les groupes électrogènes doivent impérativement être installés à l’extérieur et jamais dans un espace clos.
Que faire en cas de suspicion d’intoxication ?
En cas de doute, il faut agir rapidement. Les autorités recommandent d’aérer immédiatement les lieux, d’arrêter si possible les appareils à combustion, d’évacuer les occupants et de contacter les secours en composant le 15, le 18 ou le 112.
Chaque année, environ 1 300 épisodes d’intoxication accidentelle au monoxyde de carbone, impliquant près de 3 000 personnes, sont déclarés aux autorités sanitaires. L’intervention rapide des secours et la prise en charge médicale précoce restent essentielles pour limiter les conséquences de ce gaz potentiellement mortel.
