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Comment sont entretenus les cimetières tarbais ?
José Marquès, le coordinateur des trois cimetières de la ville de Tarbes, présente son parcours et alerte sur la nécessité de renouveler les concessions.
« A la fin de la journée, on se sent utile ! » C’est par cette phrase que José Marquès résumerait sa fonction de coordinateur des trois cimetières de la cité tarbaise, qu’il exerce avec conviction. Autrefois marbrier, il s’estime « chanceux » de pouvoir travailler dans les cimetières. « J’aime le métier que je fais et je pense qu’on ne peut pas exercer sa profession correctement si on n’aime pas ce qu’on fait. » La conservation des cimetières est sa préoccupation principale : « Je connais toutes les problématiques liées aux cimetières : je les trouve très beaux et j’aime me promener dans les allées. Je suis très attentif à leur propreté et à leur entretien. »
En ce sens, José Marquès se montre très actif quant au renouvellement des concessions, qui peuvent parfois être laissées à l’abandon. Le propriétaire d’une concession a en effet deux ans pour la renouveler, une fois sa période de validité expirée. Pendant vingt-quatre mois, la concession est considérée comme échue ; une fois ce laps de temps dépassé, elle devient non-renouvelée, un scénario que José Marquès cherche à éviter : « On essaie activement de retrouver les familles pour renouveler les concessions, avec des courriers qui leur sont adressés et des affiches qui sont laissées près de la concession. » Sa tâche devient encore plus ardue lorsque le propriétaire de la concession change d’adresse, de numéro de téléphone et/ou d’adresse mail, ce qui ne décourage pas José pour autant : « Même lorsque le propriétaire est décédé, on continue de lui envoyer des lettres dans l’espoir qu’un autre membre de la famille puisse récupérer le courrier et prenne connaissance de la situation. «
Jusqu’à 1500 sépultures à renouveler dans les cimetières de Tarbes
Dans le cimetière de la Sède, le nombre de concessions à renouveler s’élève à 800, sinon 900. « La liste peut se réduire si les familles que je cherche à joindre décident de renouveler leur concession », tente de rassurer José Marquès, qui estime à 1500 le total de sépultures à reconduire sur l’ensemble des trois cimetières tarbais. Avec son équipe de cinq gardiens, José remarque que certaines concessions sont en état d’abandon, ce qui peut les rendre dangereuses pour autrui. Ce problème s’ajoute à une autre difficulté majeure : « Nous devons constamment trouver de la place pour de nouvelles sépultures. Ce besoin ne se situe pas qu’à Tarbes, c’est vraiment un problème national. »
Pour permettre aux familles de renouveler leurs sépultures, José Marquès les invite à se rapprocher de la mairie pour faire un bilan de leur concession, en contactant le service des cimetières ou en appelant directement les agents du cimetière concerné. Il met en garde : « Nombreux sont ceux qui croient que la durée du contrat de la concession est permanente, alors qu’en réalité, elle est temporaire. Il est important que les familles s’en préoccupent et viennent aussi nous rendre visite pour mettre à jour leurs coordonnées. »

En 2028, le marché de quatre ans visant à reprendre les concessions prendra fin, et un autre marché sera lancé dans la foulée. D’ici là, José Marquès a en tête d’autres projets : « Nous sommes en train de bâtir un columbarium au centre du cimetière de la Sède. Je souhaitais qu’il soit facile d’accès et qu’il dispose de suffisamment d’espace pour être évolutif. » A terme, un columbarium pourrait être instauré dans chacun des trois cimetières tarbais afin de pouvoir accueillir les cendres des personnes décidant d’être inhumées.
« Je ne changerais de métier pour rien au monde »
Très préoccupé par l’entretien des sépultures, José Marquès n’oublie pas les familles endeuillées, qu’il essaie de satisfaire tant bien que mal : « On reçoit parfois des messages des familles qui nous expriment toute leur gratitude lorsqu’on répond à leurs demandes. Je crois qu’il faut aussi aimer les gens et avoir de l’empathie, en écoutant celles et ceux qui ont besoin de parler. Humainement, c’est un métier très intéressant et je n’en changerais pour rien au monde. »
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