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Colère des agriculteurs : pourquoi l’évacuation des déchets pourrait coûter près de 2 millions d’euros dans les Hautes-Pyrénées
La gestion des déchets agricoles en Bigorre suscite des tensions. Avec 8 000 m³ à évacuer, le coût estimé frôle les 2 millions d’euros.
La rencontre a été des plus tendues. Ce vendredi, dans l’enceinte du Conseil départemental des Hautes-Pyrénées, le président du Département, Michel Pélieu, entouré de plusieurs conseillers départementaux, a reçu l’ensemble des représentants des syndicats agricoles et de la Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées.
Thème initial de la rencontre : la gestion des tonnes de déchets déversés depuis un mois sur les ronds-points et autres axes routiers en Bigorre, mais aussi « le procès public contre le Conseil départemental » mené sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines.
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« C’était une réunion sous tension. Il y a eu une mise au point concernant de nombreuses publications qui ont relayé de fausses informations sur de multiples sujets comme le projet de retenues collinaires d’eau, visiblement par une méconnaissance certaine des dossiers. Chaque conseiller départemental a pris la parole pour détailler ce que le Conseil départemental met en œuvre pour le secteur agricole. De mon côté, j’ai tenu à rappeler que c’est bien l’État qui nous met des bâtons dans les roues avec ses réglementations absurdes », a déclaré Christian Fourcade, président de la chambre d’agriculture.
8 000 m3 de déchets
Ainsi, lecture a été faite de certains messages laissés sur la toile, dont certains qualifiés d’irrespectueux à l’encontre du président du Conseil général en personne. « Il était important de rappeler quel rôle joue exactement le Conseil départemental dans chaque sujet », indique Michel Pélieu, avant d’ajouter que le sujet de l’évacuation des déchets n’a pu être résolu à l’issue de cette première rencontre.
« J’ai exprimé que j’attendais un peu de collaboration de leur part car si la mobilisation des agriculteurs est légitime, on peut reprocher le mode d’expression. » Et pour cause, les premières estimations du coût de l’évacuation des déchets sont tombées, et on frôle les 2 millions d’euros.
« Il y a 8 000 m3 de décharge à évacuer, dont 7 400 m3 sur les routes départementales. Entre la collecte, le tri des pneus, du plastique et de l’amiante, on avoisine les 300 euros la tonne. Nous devons passer par une procédure régit par le code des marchés publics. Je le redis, on prendra notre part, mais une juste part », précise Michel Pélieu.
Une nouvelle réunion sera prochainement organisée avec les représentants du secteur agricole qui pourraient s’engager à reprendre certains pneumatiques et autres boules de foin.